Les courses de drones, sport du futur?

Images spectaculaires, circuits chaotiques, sensations fortes, la course de pod de Star Wars : la menace fantôme comme si vous y étiez !

Installés confortablement, télécommandes à la main et lunettes de réalité virtuelle sur les yeux, voilà à quoi ressemblent les nouveaux champions de eSport. Ces lunettes permettent de voir en temps réel les images capturées par la caméra fixée sur le drone qui peut atteindre jusqu’à 120km/h. Piloter comme si vous étiez à bord : voilà le concept du « FPV racing » (First Person View), le pilotage en immersion.

Ces dernières années, les drones ont fait leur entrée dans notre vie quotidienne. L’association française de modélisme Airgonay, basée en Haute-Savoie, est à l’origine des courses de drones. En 2014, ces passionnés prennent les commandes de leurs engins et organisent une course folle dans un circuit tracé dans une forêt. La vidéo fait le buzz, et suscite la jalousie chez les geeks du monde entier.

Le 22 février, Drone Racing League (DRL) organisera sa première course officielle pendant laquelle 17 pilotes s’affronteront sur un parcours original. Stephen Ross, propriétaire de l’équipe de foot américain des Miami Dolphins a investi 1 million de dollars dans la DRL c’est donc dans le stade de son équipe que se déroulera la course. Forte de l’engouement suscité par le tournoi de Las Vegas il y a quelques mois, la DRL titre sobrement sa vidéo « The sport of the future » convaincue du succès du 22 février et des futures compétitions.

Les voitures télécommandées, au placard !

Il reste quand même quelques résistants :

2016 sera-t-elle l’année des drones ? Une chose est sûre, le 7 mai sera la première journée internationale des drones (IDD) et plusieurs courses sont prévues aux Etats-Unis, en France et dans de nombreux autres pays.

Alors, envie d’essayer?

Sarah Lazes

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Fairphone 2 : Humainement vôtre

Imaginé par une entreprise sociale néerlandaise, le téléphone «responsable» n’en finit plus de soulager les consciences.

C’est en 2009 que Bas van Abel et Peter van der Mark, deux vieux copains, imaginent le Fairphone : un appareil de télécommunication répondant aux valeurs sociales et écologiques dont ils sont porteurs. Si produire à moindre coût et à l’autre bout du monde – au risque d’enrichir les seigneurs de guerre ou de participer à la traite humaine – n’a jamais été aussi simple, le Fairphone répond à une exigence indispensable : celle de la transparence.

La conception de ce nouveau téléphone intelligent, basée sur les principes du commerce équitable, serait complètement en accord avec les droits de l’homme, d’un bout à l’autre de la chaîne de fabrication. Elle contribuerait même, selon la société Faiphone, «à élargir le marché aux produits qui donnent la priorité aux valeurs éthiques».

Sous le slogan «Éthique, ouvert et conçu pour durer», le nouveau modèle est enfin disponible. Pré-commander par des milliers d’utilisateurs, le Fairphone 2 garantit la traçabilité des matériaux utilisés. Autre avantage, il est le premier téléphone modulaire sur le marché. Cela signifie que les pièces peuvent être réparées ou changées. L’objectif? Lutter contre l’obsolescence programmée et éviter le gaspillage.

C’est à ce titre d’ailleurs que l’entreprise sociale de Bas van Abel ne propose pas d’abonnement téléphonique. Une telle offre provoquerait une baisse significative du prix de l’appareil, et lui ferait perdre de sa valeur sur le marché. Si le Fairpone 2 est aujourd’hui loin d’être accessible, à près de 525 euros, il permet au moins de croire en l’évolution du système.

https://twitter.com/IBMMobileFr/status/692748533687001088

 

Chloé DUBOIS – 1600 signes environ

PhotoMath, progrès ou triche?

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La calculatrice était déjà une innovation d’une aide précieuse pour les étudiants comme les grands scientifiques. Mais Pascal en 1645 devait être loin d’imaginer le successeur à sa première machine à calculer, la fameuse pascaline. Des développeurs croates ont ainsi mis au point en 2014 une application, PhotoMath, qui résout toute équation prise en photo. Développée à partir de la technologie MicroBlink, qui permet la reconnaissance virtuelle, elle donne un résultat mais surtout la démonstration pour y parvenir, étape par étape. De quoi réconcilier aux maths les plus allergiques aux chiffres.

Incontestable avancée numérique, elle n’est pourtant pas au goût de tout le monde car elle rendrait la tâche bien trop facile aux étudiants, empêchant ainsi l’apprentissage. Si les parents à la masse face aux devoirs de leurs enfants sont ravis de l’aide qui leur est apporté pour la correction des devoirs, ils ne peuvent pas empêcher leur progéniture d’utiliser l’application à la place de leurs neurones. Devant cette controverse, les créateurs se sont défendus sur le site TechCrunch d’empêcher les étudiants de réfléchir.

Une récente mise à jour permettrait dores et déjà une reconnaissance manuscrite des équations. Il est aussi question de futures améliorations qui servirait aussi à résoudre les problèmes à partir de la photo d’un énoncé incluant donc la reconnaissance des mots. Face à tant de progrès, certains se demandent : à quand une application qui résoudrait les problèmes de coeur?

Filmer, photographier et voyager…à 360° !

Cocorico ! En janvier dernier, au CES de Las Vegas, la startup lilloise Giroptic a fait fureur en présentant le premier modèle de caméra 360°. Elle espère révolutionner le marché mondial de l’action-cam.

Après deux années de recherches soutenues par le financement participatif, la startup lilloise Giroptic, créée en 2008, fait trembler le monde des caméras extrêmes. Au CES de Las Vegas, en janvier 2016, la jeune pousse a présenté le premier modèle de caméra au monde qui prend des photos et vidéos en haute définition, à 360° (le champ visuel de la libellule ! ).

Immédiatement, les images et vidéos peuvent être diffusées sur Youtube, ou vues en live. La caméra qui semble venue tout droit d’un film de science-fiction, intègre trois objectifs. Chacun détient un angle de vue de 185° et fusionne les trois images pour n’en former qu’une seule, à 360°.

A l’origine, l’innovation a été conçue pour faciliter les prises de vues panoramiques pour les agents immobiliersAujourd’hui, Giroptic séduit le grand public. Les utilisateurs peuvent créer de véritables scènes d’immersion que l’on peut regarder sous n’importe quel angle. De quoi garder de précieux souvenirs. On imagine déjà tout le potentiel des vidéos de la caméra si utilisées avec un casque de réalité virtuelle comme l’Oculus Rift ou le Google Car Board. Une révolution pourrait en tout cas voir le jour dans les médias. Ainsi, le 10 janvier, le JT de TF1 a diffusé le premier reportage réalisé grâce à la caméra 360 de la société…

 

Adrien Ehlinger

 

Et si vous passiez un coup de fil avec votre montre ?

Grâce à la dernière mise à jour d’Android Wear, les montres connectées sous ce système (exploitation de Google) permettent de passer des coups de fil. Jusqu’à maintenant, Android Wear autorisait uniquement à décrocher ou raccrocher, depuis sa montre, lorsque l’on recevait un appel sur son smartphone.

Malheureusement pour pouvoir utiliser cette innovation, il est indispensable que sa montre possède un micro et un haut-parleur. Or, si la plupart des montres sous Androïd possèdent le premier, seuls deux d’entre-elles détiennent le deuxième. Il s’agit des Huawei et Asus ZenWatch.

 

Envoyer des messages vocaux

Autre bonne nouvelle, cette version upgradée d’Android Wear permet d’utiliser sa voix pour envoyer des messages sur quelques plateformes d’échanges : Google Hangouts, Nextplus, Telegram, Viber, WeChat et WhatsApp. Pour ce faire, il faut introduire chaque message par cette phrase : « Ok Google, envoie un (le nom de la plateforme) message à (le nom du contact). »

Enfin, Android Wear peut désormais reconnaître quelques gestes. Quelques mouvements de poignets suffisent ainsi à passer d’une carte à l’autre ou encore à naviguer dans les menus de manière plus fluide. Une explication détaillée de tous les gestes est disponible ici.

Si Android Wear vous parait toujours abscons, un internaute propose quand à lui un super guide (en anglais) pour comprendre le système et choisir la bonne montre connectée.

 

Anne-Sophie Valentin

Le club de lecture : un réseau social ?

– Par Mia Sebaaly et Clémentine Kœnig

Alors que les Français lisent de moins en moins de romans, paradoxalement, les clubs de lecture connaissent toujours un certain succès. Enquête sur ce phénomène qui renforce les liens sociaux par la culture.

Mots et merveilles

« Moi, je viens prendre mes vitamines ! » Liliane, 80 ans, ne retarait ce rendez-vous pour rien au monde. A la bibliothèque Vaclav Havel, nouveau repaire des amateurs de livres, le club de lecture « Des Coups et des Caresses » se réunit tous les mois.  Le 16 janvier 2016, la réunion est consacrée aux coups de cœur des huit participants et des deux animateurs. Autour d’un petit déjeuner, chacun présente un ou plusieurs ouvrages lus au cours des semaines précédentes. Lorsque le sujet s’y prête, la discussion s’engage et tous sont libres de donner leur avis. Mais cela ne se limite pas à la littérature. On extrapole. On se donne des nouvelles. Tout le monde se tutoie. Les livres  sont donc un prétexte à l’échange et à la convivialité.

Les fidèles de ces clubs ne veulent pas seulement lire. Ils sont là pour se retrouver entre amis, partager un moment agréable où on prend le temps de réfléchir avant de s’exprimer, et où l’on apprend à écouter les autres. Le débat n’est d’ailleurs jamais loin. Comme en témoigne Coline : “le mois dernier, quand on a commencé à parler des migrants…” Mais les mots “amical”, “découverte”, “passion” et “échange” reviennent lorsque l’on demande au petit groupe pourquoi il aime tant son club. De plus, la garantie d’un rendez-vous mensuel apporte un côté “rituel” que les membres semblent apprécier. « En deux ans, je n’en ai raté qu’un seul », affirme Sylvie.

D’après l’étude d’Olivier Donnat, « Les pratiques culturelles des Français », depuis plusieurs années, le nombre de lecteurs ne cesse de diminuer. Ainsi, en 2008, 57% des Français déclaraient avoir lu moins de quatre livres au cours de l’année contre 49% en 1997. Toutefois, de nombreux groupes de lectures se réunissent régulièrement ; en témoignent les dizaines de pages internet dédiées. Il semble alors que les lecteurs ont besoin d’échanger autour de leur expérience.

Au bonheur des lettres

Bibliothèques, cafés littéraires, librairies, universités… les clubs de lecture n’ont jamais été si populaires.  Claire, 32 ans, mère deux enfants en bas âge, a fondé un groupe de lecture avec quatre anciens camarades de prépa. Malgré leurs vies très actives, ils se réunissent chaque mois en ayant tous lu le même livre. “Cela nous permet de parler d’autre chose que de bébés !

Caroline, une jeune bibliothécaire qui anime le club de Vaclav Havel dans le 18ème arrondissement, nous donne sa version des faits : “Dans certaines bibliothèques, ce sont les  bibliothécaires qui lisent des textes aux participants. Il y a moins le côté “échange” qu’il peut y avoir ici. » Pour une bibliothèque, créer une club de lecture est un moyen facile de tisser du lien avec les gens du quartier, pour faire vivre la communauté. D’où le fait que quelques librairies proposent également ce genre de réunion, comme la librairie L’escale ou celle d’Odessa (14e).

Enfin, certaines universités parisiennes offrent elles aussi cette opportunité : à la Sorbonne, on peut par exemple rejoindre le joliment nommé club des “Paroles”. Dimanche 31 janvier, l’association étudiante organisait une “sieste littéraire” à la Maison de la Poésie afin de recruter de nouveaux membres. Bref, il y a à Paris tout ce qu’il faut pour combler de joie un bibliophile !

La lecture, activité solitaire, se transforme en expérience communautaire. Comme l’a dit Alain Finkielkraut, « lire n’est pas un acte de consommation culturelle, c’est une conversation. »