Les curieuses nocturnes : quand le musée d’Orsay ravive la flamme de l’art pompier

Par Inès Boittiaux et Camille Lechable

Ce soir, au sixième coup de l’horloge, le Musée d’Orsay enfile son habit de soirée. Jusqu’à 22h, les élèves de l’Ecole du Louvre présentent un art souvent disqualifié, celui des peintres « pompiers ». Prenez garde à l’ouverture des portes, les nocturnes entrent en gare.

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Sous son célèbre cadran doré, l’ancienne gare du 7e arrondissement de Paris s’agite et les curieux se bousculent parmi les œuvres de la fin du XIXe siècle, ces chefs-d’œuvre qui se tiennent depuis 1986 à la place des quais et des montes charge pour bagages dans la nef centrale. Pourtant le bouillonnement est le même que celui que connaissait le grand hall durant la Belle Epoque. Et pour cause, le musée d’Orsay promet ce soir un grand départ où tous les voyageurs sont conviés : partir à la (re)découverte de l’art pompier et de ses canons bien longtemps jugés trop lisses et « kitch ».

Voyage au bout du kitch

« Tu devrais t’avancer plus vers les gens… » conseille un jeune homme à sa camarade intimidée de l’Ecole du Louvre. Ces étudiants se font médiateurs le temps d’une soirée pour décrypter, devant un public avide et éclectique, quelques peintures « kitch » du musée. Affublés d’un tee-shirt rose fuchsia, ils sont en tout une quinzaine à aiguiller notre trajet, tels des chefs de gare avisés, plus ou moins stressés. Pour beaucoup, c’est une première expérience.

Le public quant à lui, enchanté par l’atmosphère hors du temps qui règne dans la nef, circule de tableau en tableau, de station en station. Premier arrêt Thamar d’Alexandre Cabanel, un tableau orientaliste peint en 1875 d’après les renseignements de Julie et Mathilde, un plaisant binôme qui tente par leurs explications et leur sourire de redorer le blason de cet artiste dont la reconnaissance est aussi aléatoire que malmenée par les spécialistes. Cette défense semble tenir à cœur à Mathilde qui, les poings serrés, s’exprime sur la puissance dramatique du sujet et son traitement pictural : « la pauvre Thamar, déshonorée par Amnon, pleure sur les genoux de son frère ! ». Julie, qui endosse pour la première fois le rôle de médiatrice, est plus timide. Le public se rapproche d’elle pour mieux entendre ses explications tandis qu’elle s’excuse de ne « pas avoir la voix qui porte ». Bien qu’impressionnante, cette peinture ne semble pas être le clou du spectacle. « Allez voir les Oréades, là c’est vraiment kitch » nous confie les deux jeunes filles en indiquant le chemin à suivre.

Sur le trajet, un garçon au brushing impeccable et qui porte plutôt bien son uniforme rose, attire du monde face à la toile qu’il présente, un Persée de Joseph Blanc, avec une pédagogie bien à lui, essayant de faire deviner les mots clés au public, tel un animateur de jeu télévisé : « le peintre étudia en Italie grâce au prix de… ? De… ? » Personne ne trouve la réponse. Qu’importe, il s’agit du Prix de Rome.

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Transporté par un épisode mythologique aux airs de « série b américaine » comme il le définit, il se surprend à mimer un homme musclé, certes moins convaincant que celui représenté sur le tableau. Un couple amusé semble cependant apprécier autant sa performance que cette grande huile sur toile. « C’est quand même léché » conclut la femme, le visage plein d’approbation.

La Traviata façon street-opéra

Le voyage continue dans les salles un peu plus reculées. Un copiste, les cheveux blancs rassemblés en une queue de cheval, mouchoir rouge dans la poche de son veston, met son pinceau en action devant L’Odalisque allongée de Benjamin Constant. Lunettes rectangulaires sur le nez, il prend du recul, regarde sa toile, analyse l’original avant de se replonger dans son travail, comme un escrimeur en plein duel. Face à ce combat, une touriste s’évente avec le dépliant de la soirée tandis que d’autres épuisent leur smartphone en photographiant l’artiste au charbon. Chacun y va de son petit commentaire : « Mais…pourquoi il a mis du vert ? » s’interroge discrètement une spectatrice incrédule en parlant de la tâche pistache qui dégouline sur la poitrine de la déesse diaphane. Non loin de là, une jeune femme demande discrètement à sa voisine « Mais…il y est depuis combien de temps ? ». « Trop de mise en abîme » rigole une autre. Le peintre, imperturbable dans ce climat sacrément perplexe bien qu’admiratif, redonne une touche de vert à cette femme au corps inachevé.

Soudain, un mouvement attire l’attention vers le hall central. Parmi l’agitation, Clément, jeune étudiant en architecture fraîchement débarqué à Paris, semble un peu perdu. « Je n’ai pas beaucoup de notions en histoire de l’art. A part les classiques, quoi. » Celui qui admet volontiers ne rien connaître à l’art pompier se dit rassuré par le concept ; « Je suis rassuré par l’idée d’un fil conducteur » glisse-t-il avant de s’excuser et de s’éclipser. Il est 18h50, le « street-opéra » comme il était promit dans la brochure, s’installe face à la sphère de Carpeaux. Le public pressé ne sait pas trop où s’installer, « on s’assoit sur une œuvre » tente un petit malin. Vivement, l’orchestre s’anime. Les retardataires s’agenouillent derrière le marquage au sol en scotch jaune et noir tracé sur le marbre. Le 7e coup de la grande horloge résonne, ouvrant le premier acte de la célébrissime  Traviata. « La fête » commence. Une cantatrice aux allures de statue de marbre prend place sur son piédestal, une bouteille de Badoit rouge à la main assortie à ses escarpins et son loup. Une soirée arrosée et incongrue s’invite dans cette gare qui semble ce soir peuplée d’âmes vagabondes qui n’auraient jamais arrêté de festoyer. Certaines restent néanmoins à l’écart de cette allégresse nocturne, comme cette jeune fille croquant une sculpture de Carpeaux. Elle, personne ne la regarde.

 

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Gilles Dor, pépite du net

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Gilles Dor est un artiste proche de son public. Un peu trop proche. Suivi par plus de deux-mille deux cent fidèles, son rapport aux réseaux sociaux illustre bien ce schisme entre la génération Y et la génération Club Dorothée. Génération dont Gilles Dor est l’épigone connecté. Enclin à transposer les rythmes easy-listening de la musique populaire des années 1980 dans la scène web actuelle, cet auteur cristallise le lien entre deux cultures au gré de morceaux cryptiques, critiques et vulgaires (Vodka Orange, Blanc sans le n ça fait black, Manger sur l’eau, Il te prend pour une Barbie). A contrario d’un Joueur du Grenier nostalgique, Gilles Langoureau, de son vrai nom, s’essaie à transporter avec la plus troublante sincérité sa vision de l’art dans le monde moderne. Il n’en altère pas pour autant la portée intrinsèquement kitsch, suscitant railleries et sarcasmes. Un portrait qui n’est pas sans rappeler le cas du cinéaste médiocre Ed Wood, le roi du nanar, ces « mauvais films sympathiques » dont raffolent les amoureux de déviances filmiques… Ou encore celui de Shooby Taylor, jazzman aux vocalises expérimentales, incendié lors d’un concert au prestigieux Apollo Theatre mais entré in fine dans la postérité grâce à son affligeant manque d’oreille musicale.

Attention les yeux

C’est à travers sa page Facebook que le parolier campinois (habitant de Champigny-sur-Marne) entretient la ferveur de son public. Galvanisant les foules virtuelles au gré de (très) récurrents statuts, Dor joue au « spameur » et fait rimer autopromo et ego. Sans label, il interpelle directement ses fans. Il les incite à partager ses œuvres ad lib. Son mésusage des outils modernes de communication, à mettre sur le compte de son âge avancé, témoigne d’une touchante naïveté qui n’a d’égale que sa volonté de « faire du fric »… pour paraphraser l’un de ses tubes. Gilles Langoureau possède une page Facebook privée mais a choisi de rendre toutes ses publications publiques. Il est également titulaire d’une page fan intitulée « Gilles Dor artiste peintre » (382 likes). Ses réparties y sont aussi surréalistes que son style pictural, influencé (dit-il) par Dali.

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(In)conscient de son empreinte numérique, le mélomane offre au tout-venant son numéro de téléphone portable, son mail et son adresse, tout en se tenant à distance de ses fidèles en faisant fermer une fan-page Facebook. Les « brigades langouriennes » pastichaient en effet son ton et ses envolées. Il incarne à lui seul le vidéaste moderne et ses contradictions, tiraillé entre philosophie du self-made-man et gestion de l’image calquée sur les majors. Avec une moyenne de vingt-mille vues par vidéo, ce poète capable de dérapages incongrus (Liberté, égalité, fraternité, sodomisé) comme de tracts militants (Apartheid tout le Mandela, hommage à Nelson Mandela) est à la fois un has-been et un créateur sensiblement adéquat au Zeitgeist… Cet air du temps que l’on résume par un bête acronyme : LOL.    

Catchy

Emblématique de la culture « 2.0 », Dor semble effectivement conscient du changement de paradigme induit par le web social : la démocratisation d’un humour ironique au double niveau de lecture. En témoigne depuis 2004 la prolifération des « Youtube poops ». Ces « pépites caca » (dixit Libération) désignent des montages très serrés d’extraits d’émissions, de séries télévisées ou de films populaires, successivement compilés en un but de détournement parodique. Les « YTP » repoussent les limites du bon goût et exploitent à l’image des cadavres exquis le décalage, l’absurde et le nonsense.

Autant d’éléments perceptibles à travers l’esthétique ringarde des productions de Gilles Dor, la qualité aléatoire de ses jeux de mots et l’étendue de ses trouvailles formelles. Celles-ci évoquent les montages visuels viraux générés par les internautes sur les forums de discussion. Ces mêmes amateurs de dérision numérique édifient en figure culte ce troubadour des temps modernes clamant avec second degré le port du voile, les attentats de Charlie Hebdo, la loi El Khomri, le mandat de François Hollande ou les conflits politiques en Tunisie. Les soubresauts de voix de l’artiste, la gratuité de ses provocations, le choix de sujets polémiques et sa vulgarité de langage feraient-ils de Gilles Dor le « troll » parfait ?

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Individu perturbateur aux intentions flottantes qui s’insinue sur les forums de discussion afin de s’exprimer confusément au sujet de thématiques controversées, le troll fait état d’un comportement volontiers instable et insultant. Susceptible de provoquer l’indignation et l’énervement. Humoriste pour la chaîne américaine Comedy Central, l’autoproclamé troll Kenneth McCarthy (ou KenM) définit le modus operandi du « troll » à la manière d’« une forme d’art, consistant à transformer un espace toxique en quelque chose de drôle ». Ainsi agit Gilles Dor,  déformant les tensions de l’actualité par le prisme d’une verve rigolarde de chansonnier. La journaliste Camille Gévaudan concluait son analyse des « YTP » par ces mots : « après quelques heures de visionnage, on a le cerveau fondu, les joues endolories d’avoir pouffé, mais la nette impression d’avoir trouvé l’essence ultime de YouTube ». Et si Gilles Dor incarnait une partie de ce « dark » web potache, qui ne prend sens qu’à travers le regard distancié du spectateur ? Réponse au prochain clip-video…  

Reportage : L’Albanie exposée à la mairie du Ve

« On m’avait décrit l’Albanie comme un pays pauvre, où les gens circulent en charrettes et où toutes les filles sont entièrement voilées. Pourtant quand je suis arrivé là-bas, en lieu et place des charrettes, j’ai vu défiler des Bentley et toutes les filles se promenaient en minijupes »

Pas sûr que l’anecdote de l’adjoint au maire du Ve arrondissement plaise réellement à l’ambassadeur albanais qui se tient à ses côtés. Pourtant, changer la vision que les Français ont des Albanais, c’est aussi le but de ces Temps Forts de l’Albanie en France à l’occasion desquels se déroule l’exposition inaugurée le 6 octobre à la mairie du Ve, consacrée au peintre Gazmend Leka.

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Sfinksi (Sphinx), 2013

Instaurés en 2016 par la ministre de la Culture française Audrey Azoulay et son homologue albanaise Mirela Kumbaro, les Temps forts de l’Albanie en France ont déjà été prétextes à plusieurs événements, comme la remise des insignes de Commandeur de la Légion d’honneur à l’écrivain Ismail Kadaré. On peut mesurer l’importance d’un tel geste en se rappelant que la France n’a pas signé d’accords culturels avec l’Albanie depuis 1988. Plus qu’une simple manifestation culturelle, l’exposition consacrée à Gazmend Leka s’inscrit donc dans une vraie démarche de reconnaissance et de valorisation de la culture d’un pays avec lequel la France entretient des liens forts, alors que l’Albanie est encore très stigmatisée dans l’imaginaire collectif. Les relations culturelles entre les deux nations ne vont d’ailleurs pas s’arrêter là puisque les Temps forts de l’Albanie en France se poursuivent jusqu’au printemps prochain.

Une Mercedes luxueuse garée à l’entrée, des vestes haute couture, des castafiores qui déambulent entre diplomates et représentants d’instances culturelles : un rapide coup d’œil à l’assemblée suffit à constater que la majorité est venue davantage par intérêt pour les relations mondaines que par curiosité pour la peinture albanaise. L’adjoint à la culture de la mairie, l’ambassadeur d’Albanie et le peintre récitent le discours politiquement correct de rigueur, se remercient les uns les autres pour leur présence et insistent sur les rapports privilégiés de la France et de l’Albanie. Puis on se jette sur le buffet. Entre deux petits-fours, la rencontre avec l’écrivaine Manou Chintesco, auteur de romans de vampires, vient briser l’atmosphère ampoulée de ce début de soirée.

« Je ne suis là que pour vérifier ce que le traiteur fait est bon, j’ai fait appel à lui pour mon mariage le mois prochain » . Et la peinture? « Il n’y a pas que des croûtes, contrairement à 80% des vernissages parisiens » . Les œuvres ne font certes pas l’unanimité : « ses toiles se ressemblent, elles sont assez tristes » regrette une jeune femme. Pourtant, on croise aussi de vrais amateurs de peinture, comme cette passionnée, elle-même peintre, qui se réjouit de la qualité de l’exposition.

Le choix de présenter les œuvres de Gazmend Leka à l’occasion des Temps forts de l’Albanie en France semble assez naturel. Du haut de ses soixante printemps et de ses 4000 œuvres produites, il est l’une des figures majeures de la peinture de son pays. Récompensé par plusieurs prix nationaux au cours de sa carrière, ses toiles sont exposées à la Galerie nationale des arts à Tirana. Par ailleurs, le peintre revendique une francophilie très prononcée, bercé par les grands artistes de l’hexagone. « Quand j’étais étudiant, se souvient-il, j’ai eu de nombreux amis français, avec qui j’ai passé beaucoup de temps à converser » . Les « amis » qu’il évoque ne sont autres que Victor Hugo, Alphonse Daudet, Gustave Flaubert, ou encore Marin Marais, Jacques Brel, Jean Gabin, Gérard Philipe. « Je veux donner en retour l’énergie qu’ils m’ont donné il y a des années maintenant » . L’homme est donc ravi de pouvoir exposer ses toiles en face du Panthéon, où reposent nombre de ses « amis » .

Les quarante toiles exposées, huiles et acryliques, révèlent une grande cohérence entre elles, signe de la maturité de leur auteur. Presque monochromes, les aplats de gris sont simplement rehaussés par quelques touches de couleur. On y retrouve des motifs récurrents : des constellations, des formes géométriques, mais aussi des objets à forte valeur symbolique, comme le pied, la pomme, l’œuf… Il faut dire que la peinture de Gazmend Leka est nourrie de mythologie. D’abord la mythologie albanaise, mais aussi grecque, égyptienne, biblique… A travers elles, l’artiste recherche des archétypes qu’il traduit dans sa peinture. « Le langage artistique est un langage archétypal » . Il parvient ainsi à faire le lien entre des éléments mythologiques et les phénomènes actuels, car « ce sont les archétypes qui font les phénomènes » . La peinture de Leka cherche donc à sonder les profondeurs secrètes de l’être ; c’est une oeuvre métaphysique où l’invisible devient visible.

Simon Le Goff et Erwan Duchateau

Chat suffit !

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Crédit : TF1/TF1/DR/ABACA

C’en est fini des Cindy débridées, des Moundir bodybuildés, des Loana, Jean-Edouard et autres bains à remous : le public français s’ennuie ! Et oui : si Secret Story perdure à grands renforts de missions trahison et de voix vindicatives et désespérées, les petites marionnettes de TF1 commencent à s’essouffler et peinent à satisfaire un spectateur las.  

Aux grands maux, les grands remèdes ! La première chaîne met la main à la patte pour venir à bout d’un zoo qui ne nous fait plus palpiter. On imagine volontiers les membres de l’équipe s’arracher les cheveux au sujet de ces humains mollassons qu’ils ne savent plus comment exploiter. Ils les ont fait danser, ils les ont fait chanter, ils les ont fait cuisiner, ils les ont fait se confesser mais force est d’admettre que l’inspiration finit par s’épuiser.

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Capture d’écran BBC.com

Alors, comme bien souvent, lorsque la source se tarit, on se tourne vers les autres pays et on y pioche le petit diamant brut qui manque à notre panier. Ici, l’Angleterre et son programme de télé-réalité The Secret Life Of Cats dont le groupe TF1 vient de racheter les droits. Après les hommes, les bêtes, mais pas n’importe lesquelles ! Bien plus croustillant qu’un reportage sur la reproduction de la sauterelle en Andalousie, les anglais ont captivé 4,9 millions de téléspectateurs, en espionnant des chats. Et les Français comptent bien faire de même !

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Capture d’écran BBC.com

Equipés de colliers GPS et de micro caméras dans le cadre du programme de la BBC, cinquante chats avaient été surveillés par un vétérinaire comportementaliste et un chercheur éthologiste spécialiste en surveillance de chats. On vous le précise des fois que vous auriez eu envie de rire, ce programme a une vertu hautement pédagogique.

Que font vos chats une fois que vous avez refermez la porte ? Voilà l’idée. On aimerait croire que Duchessse – reine de la gâchette – revêt le costume de Catwoman pour twerker avec O’malley sur un rooftop enflammé…

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Ou que Toulouse, Berlioz et Marie jouent du Bach avec leurs pattes arrières lorsqu’ils ne sont pas en mission pour la CIA.

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Mais sans doute trop pessimistes, ce programme nous inspire tout autre chose. L’image d’un Félix obèse et amorphe affalé sur un parquet poli par exemple. Au mieux, une sombre bataille au-dessus d’une gamelle de croquettes ou une chasse à la mouche virulente.

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On en ronronne d’avance à la vue de cet extrait !

Mossane Sarr et Elodie Schwartz

Merci d’être velu !

Cachez ces femmes que nous ne saurions voir. En 2016, dans l’art, exposer des oeuvres d’artistes femmes relèvent encore et toujours de l’avant-garde. Bien loin de l’imaginaire libertaire et précurseur de la sphère artistique, la création a un sexe et il est masculin.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, seules 19 femmes font parties des 500 artistes les mieux côtés du monde. Il ne s’agit pourtant pas d’une question d’effectifs. En École d’art, 60 % des étudiants en moyenne sont des étudiantes.

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Mais une fois entrées dans le monde du travail le rapport s’inverse et un constat s’impose, les hommes détiennent le monopole des pinceaux. Muses, égéries, icônes, si les femmes sont souvent représentées elles sont bien plus rarement représentantes. La faute à la sacro-sainte trinité institutions-artistes-collectionneurs qui continue de creuser le fossé entre les deux sexes.

De là à dire que les femmes sont dépourvues de toute forme de talent, il n’y a qu’un pas que les musées franchissent allègrement. Si l’on zoome sur les collections permanentes du Centre Pompidou, l’on y trouve 5 % de femmes seulement. Même tableau outre-atlantique, avec un score de 4 % pour le Metropolitan Museum of Art (MET). Qui a dit que culture rimait avec ouverture ?

Portées aux nues  

Les oeuvres des femmes artistes se doivent, en outre, de comporter plus qu’une simple dimension picturale. Celles exposées s’articulent bien souvent autour de thématiques revendicatives, féminisme en tête. L’exposition “Qui a peur des femmes photographes?” au musée de l’Orangerie en 2015, ou encore celle organisée par les Guerrilla Girls x La Barbe à la galerie MFC Michèle Didier s’inscrivent directement dans cette lignée.

Et ce ne sont pas ces quelques événements dédiés qui permettent de combler le déficit presque total de visibilité auquel les femmes font face et que personne, ou presque, ne remet en question. Entre le trop et le trop peu, l’art ne tranche pas. Loin d’être hermétique aux discriminations qui traversent notre société, il les reconduit voire les amplifie.

Dans l’art – comme partout ailleurs finalement –  les hommes composent et les femmes posent. Si l’on se penche du côté des “grands maîtres”, de Picasso à Manet en passant par Klein, la femme n’est qu’un corps, nu de préférence. Depuis toujours l’art perpétue le mythe de la femme objet. Et avec l’entrée dans la logique de marché à l’orée du vingtième siècle, celui-ci s’est mué en une véritable industrie du sexisme.

Et pourtant, il existe un génie féminin. De Barbara Kruger à Sophie Calle en passant par Orlan, toutes ces artistes créent, au même titre que leurs homologues masculins. Mais dans une société qui en 2016 refuse encore et toujours d’accorder aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes, pas étonnant que l’art soit, lui aussi, en mâle de parité.

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La partie n’est pas finie, l’Arcade a encore une vie

Autrefois, lieux de toutes les rixes virtuelles, les salles d’arcades sont depuis quelques années à l’agonie. Alors que celles-ci pullulaient, autant dans les grandes villes que dans les bourgades les plus modestes, ces lieux de jeu comme ses pratiquants sont aujourd’hui une espèce en voie de disparition. Pourtant, certaines résistent encore et toujours à l’inévitable destin funeste qu’on leur promet. Fin de partie pour l’arcade ? Pas si sûr…

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(Crédit image : Rad Arcade/Flickr)

Fer-de-lance de la pratique vidéoludique dans les années 80, les bornes d’arcade ont connu leurs heures de gloire et ont vu ses héros pixelisés, élevés au panthéon de la culture populaire. Donkey Kong & Mario, Pacman, Space Invaders, Street Fighter… Tous ces noms qui, encore aujourd’hui, font vendre des palettes entières de jeux ont bien bel et bien fait leurs débuts sur ces machines d’un autre temps, composés d’une myriade de boutons et de cet étrange « joystick » souvent maltraité.


Tuées en pleine gloire par l’arrivée des consoles de cinquième génération (ère Nintendo 64 – Playstation) dans les foyers, les bornes d’arcades et par extension leurs salles dédiées ont alors commencé à afficher à tour de rôle un message devenu une litanie : «
Game Over ».
Un pur paradoxe à l’heure où la France comme d’autres pays occidentaux connaissent aujourd’hui une véritable vague d’intérêt pour le retrogaming (comprenez, le fait de pratiquer des jeux anciens). Ces jeux vintage sont aujourd’hui devenus la cible privilégiée des revendeurs comme de l’industrie qui compte bien faire marcher la poule aux oeufs d’or jusqu’à l’épuisement.


Déjà disparus depuis belle lurette dans les communes, c’est au tour des grandes villes de perdre un par un, ses lieux de joutes vidéoludiques. Le 10 octobre dernier, Arcade Street, une des salles les plus prisées de la capitale, fermait définitivement ses portes après 6 années d’activité et des milliers de parties disputés en son sein. Aujourd’hui, on compte les salles survivantes sur les doigts d’une main… S’il est clairement devenu vital pour ces salles de se diversifier pour survivre, la démarche n’est pas la même pour toutes. La Tête dans les nuages, mastodonte du secteur sur Paris, a choisi son camp. Ce haut lieu de l’arcade, tenu par des gérants de casino, étale dorénavant entre ses nombreuses machines, des pistes de bowling, grappins de fête foraine et autre taureau mécanique. Des divertissements très loin des classiques vidéoludiques qui en font définitivement un endroit atypique, qui tente par tous les moyens d’attirer une autre clientèle que les habituels joueurs invétérés.

« La culture de la pièce »

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Crédit photo : Extra Life Café/Ghislain Foulachon

Un endroit qui ne ressemble à aucun autre, c’était aussi le pari de Ghislain et de son frère Grégory lorsqu’ils ont ouvert en juin 2015, l’Extra Life Café. Inspiré des manga kissa japonais, ces collectionneurs et bébés du Club Dorothée ont franchi le pas après un voyage au Japon. À leur retour ce fut le déclic. Ce rêve, ce « Graal ultime du joueur » s’est aujourd’hui concrétisé en un lieu de 150 m2 qui comprend : un café, une salle d’arcade et une mangathèque avec près de 6000 ouvrages. Interrogé sur ces fermetures, Ghislain ne peut que l’admettre : « C’est un triste constat. On est toujours dans la bataille, mais on se sent de plus en plus seul. Ça fait peur et le fait d’avoir moins d’acteurs de l’arcade. Eh bien, on se sent forcément moins fort. » L’explication est simple pour Ghislain, le problème est culturel : « En France on n’a pas ce que l’on appelle la culture de la pièce. Au Japon, quand tu vas dans une salle d’arcade, tu mets ta pièce dans la borne, avec l’objectif de rester le plus longtemps possible. Et c’est pour cela que l’arcade existe toujours là-bas. En France, on préfère jouer chez soi. C’est déjà compliqué de faire sortir les gens de chez soi, alors mettre une pièce dans la borne pour 5-10 minutes de jeu… ». Il faut dire que le budget peut vite devenir conséquent. De 50 centimes à 2 euros par session selon la bonté des salles, les parties endiablées peuvent rapidement coûter leur pesant d’or aux joueurs.

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Crédit photo : Extra Life Café/Ghislain Foulachon

Toutes ces contraintes ont peu à peu façonné le modèle de l’Extra Life Café, à savoir le choix de pratiquer un forfait. Pour une session d’une heure de jeu, il n’en coûtera au joueur avisé que 4 euros. Plus qu’il n’en faut pour expérimenter les 7 bornes d’arcades, les nombreuses consoles et piocher parmi les 700 jeux originaux possédés par Ghislain et son frère. On y trouve des classiques du genre comme Smash Bros, Mario Kart, Windjammers, Street Fighter et même une borne Dance Dance Revolution, squattée en permanence par une communauté très active de danseurs vidéoludique.
Le côté positif de cette diversification pour Ghislain est notamment le fait de voir débarquer dans ses locaux, un autre public que les habitués du stick. « On accueille des familles par exemple. Des parents avec leurs enfants à qui ils veulent faire découvrir les sensations de leurs 10 ans. On a même des personnes de 60 ans qui viennent ! Les gens qui jouent à la maison jouent en solitaire. Ici on découvre que les gens viennent pour avant tout partager un jeu, que ce soit avec des amis ou même des inconnus. Ils remplissent ce petit manque. »

fichier-29-11-2016-01-59-05Lancé récemment, l’avenir n’inquiète pourtant pas Ghislain qui croit en son modèle : « On est proches de nos clients. On voit leurs attentes et surtout, on est libre. Demain si tu veux faire un tournoi sur Killer Instinct, ben Bim je te balance un tournoi. C’est vite réglé. Mais surtout, on ne fait pas non plus que du jeu vidéo. On peut aussi faire du jeu de plateau ou organiser un jeu de rôle. Il faut savoir toucher plusieurs communautés de personne et c’est ça la force de notre Extra Life. » Espérons que comme son nom lui prédestine, l’Extra Life Café et l’arcade en général bénéficiera toujours d’un stock de vies supplémentaires pour survivre, renaître et éloigner indéfiniment, le « game over » de nos écrans.

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Martin Nolibé

L’ image à la Une est issue du documentaire « The King of Kong: A Fistful of Quarters« . 

“Whitewashing” : le nouveau visage d’Hollywood

Alors que le public français accueille généralement à bras ouverts des films polémiques comme Un Prophète, le public américain vit depuis (trop) longtemps sous le joug d’un politiquement correct rampant. Véritable gangrène culturelle, il a depuis environ dix ans pris un visage pour le moins sournois, celui du « whitewashing ».  

Qu’il s’agisse du cockney Christian Bale interprétant Moïse dans Exodus, de Johnny Depp grimé en amérindien dans Lone Ranger ou d’Emma Stone jouant une sino-hawaïenne dans Aloha, voir un acteur blanc jouer un personnage de couleur est apparemment devenu aujourd’hui un des sujets de discorde les plus courants à Hollywood. Mais qu’en est-il du public ? Sommes-nous tous sorti d’Exodus déçus parce que l’héritier du trône d’Egypte était blanc ou parce que le film était incroyablement mauvais ? Et la question à un million : le « on espère seul film oubliable » de la filmographie de Ridley Scott était-il mauvais parce que son casting n’avait aucun sens, ou peut-on trouver d’autres raisons pour expliquer cet échec ?

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Hollywood, toujours plus blanc

Le fait est que tant qu’un acteur est bon, ni sa couleur de peau ni sa supposée religion – un petit clin d’œil aux directeurs de casting ayant une forte propension à ne caster que des acteurs d’origine arabe pour jouer des terroristes – ne devrait entrer en ligne de compte dans l’appréciation de sa performance. Et pourtant, combien d’articles ont crié à l’infamie lorsque la très plantureuse, très blonde, et surtout très blanche Scarlett Johanson a été castée dans le rôle principal de l’adaptation du manga néo-noir Ghost in the Shell l’année dernière ? Quelle ne fut pas la surprise de tous ces critiques amers quand la bande-annonce sortie il y a un mois s’est avérée plus qu’alléchante ! Quand on pense que même les éditeurs de la bande-dessinée originale étaient ravis de ce choix…

Plus ce genre de polémiques se multiplie plus il semble clair que l’Oncle Sam n’a de toute évidence pas fait le deuil de la ségrégation et demeure d’une sensibilité frisant parfois le ridicule sur les questions de couleurs de peau et de religions. Il est vrai que l’on pourrait très facilement tomber dans la dénonciation facile d’un public gangréné par une logique twittosphérique du scandale et de la polémique à outrance. Cela n’a jamais été mieux représenté que lors de la récente controverse autour de la dernière adaptation de Power Rangers. Faisant fi d’un casting au combien multiculturel, les fans se sont focalisés sur une alien, la maléfique Rita Repulsa, précédemment interprétée par des actrices japonaises et désormais jouée par Elizabeth Banks. Toutefois, Hollywood a aussi son lot de casseroles et il serait hypocrite d’ignorer le racisme intrinsèque à cette gargantuesque usine à stars et nier que le « whitewashing » est une habitude dont les auteurs ont du mal à se défaire.

Mais le véritable problème de ce phénomène qu’on appelle plus largement le « racebending« , est son absence totale de logique. Tel un serpent qui se mord la queue, Hollywood craint tellement de se faire accuser de racisme qu’il en vient à faire dans l’excès inverse et à forcer une mixité raciale dans des films dont les scénarios ne la justifie nullement. Quel besoin y avait-il d’engager un acteur noir pour jouer la Torche – devenu de ce fait non plus le frère mais le demi-frère de la Femme Invisible – dans le reboot des Quatre Fantastiques, si ce n’est pour se prémunir de critiques quant à un casting entièrement blanc ? Tous ces choix respirent l’artificialité la plus grotesque et révèlent à n’en pas douter le triste visage d’Hollywood, et plus largement, celui d’une Amérique en conflit avec son propre reflet, telle un Dorian Gray des temps modernes.

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Marie Leroux et Jessica Saval

CLASH : Rixe ultraviolente sur le plateau de Dieudonnée ! (Vidéo)

Le quinzième épisode de l’émission « Niveau zéro » s’est soldé par un KO dès la deuxième reprise, Alain Soral affrontait Daniel Conversano dans l’émission de Dieudonnée M’bala M’bala, décryptage conceptuel qui n’a rien à envier au Fight Club de David Fincher. Continuer à lire … « CLASH : Rixe ultraviolente sur le plateau de Dieudonnée ! (Vidéo) »

ATTENTION [SPOILERS]: 5 Raisons De Voir Sausage Party Sans Vos Enfants

Dans le monde du cinéma Hollywoodien d’aujourd’hui, nous avons vu que presque tout est possible. Sorti en salles le 30 novembre, Sausage Party montre que le dessin animé n’est pas que pour les enfants. Vous êtes surpris ? Rien que le nom devrait vous tuyauter. En anglais, il s’agit d’événements, ayant lieu typiquement le soir, où se retrouvent plus d’hommes que de femmes (voire que des hommes). Les allusions sexuelles en font partie intégrante. Donc vous l’aurez compris. Ce n’est pas un film de famille.

Certains n’ont pas l’air d’être au courant de ces subtilités, tels que le site Info Chrétienne et La Manif Pour Tous, ces derniers ayant récemment condamné le film pour une scène de partouze culinaire (entre des aliments animés) beaucoup trop salace pour ces groupes conservateurs. Seth Rogen, l’un des scénaristes et le comédien qui prête sa voix au rôle principal en rigole :

Le prologue du film montre que les aliments sont vivants. Ils rêvent d’être enlevés de leurs rayons au supermarché pour ensuite aller au “Grand Au-Delà » et vivre au paradis avec les êtres humains qu’ils considèrent comme des dieux. Le scénario se focalise sur Frank (voix de Seth Rogen), une saucisse en forme d’un hot dog, qui attend avec impatience le jour où son paquet de saucisses sera pris avec celui de sa copine Brenda (voix de Kristen Wiig), un pain à hot dog du genre féminin. À ce moment-là, ils franchiront les portes du supermarché où il pourront enfin “consommer” leur relation. Au final, il découvre la réalité tout seul et ce n’est pas du tout la party qu’il avait envisagé.

Voici donc les 5 raisons délicieuses (ou pas) de regarder ce film sans vos enfants (Après tout, il est interdit aux moins de 12 ans) :

y0azcrzbulrbgGrossièreté :

126, ou le nombre de fois que le gros mot anglais fuck et ses dérivés sont employés par les personnages. Bon, ce n’est pas le nôtre mais ce n’est pas non plus le mot que vous devriez apprendre à vos enfants pour répéter à leur prof d’anglais. Selon le site américain Kids In Mind, il y a également 35 références sexuelles, 40 termes scatologiques, 23 exclamations religieuses, 18 termes anatomiques et plein d’insultes pour alimenter le vocabulaire de vos enfants les plus innocents. A bon entendeur !

sausage-partyDrogues :

Nous n’allons pas appeler un dealer de sels de bain sitôt mais dans le film, cette drogue hallucinatoire dangereuse est prise par un homme qui la prépare à partir d’une poudre blanche qu’il fait bouillir dans une cuillère. Ensuite, il prend une seringue pour l’injecter dans son sang. À son réveil, il a la capacité de comprendre et communiquer avec les aliments dont notamment Frank, qui s’est retrouvé chez lui. Il y a également une scène où plusieurs aliments fument de l’herbe dans un kazoo (de quoi inspirer vos enfants à mettre des substances inconnues dans leurs jouets).

Sexe :

Certes, il ne faut pas s’attendre de voir des seins nus, des fesses ou des vrais corps humains en train de passer à l’acte. Cependant, vous verrez un tas d’actes sexuels mis en scène par les personnages dont cette fameuse orgie alimentaire qui met ensemble Frank, Brenda, Kareem Abdul Lavash (un pain lavash musulman et homosexuel, incarné par Cyril Hanouna en anglais d’ailleurs) et Teresa del Taco (un taco mexicain du genre féminin et lesbienne, incarné par Salma Hayek). Voici une vidéo de la scène entière:

Il y a des dialogues plus que suggestives tout au long du film. Pourtant, il semble assez ridicule de crier “Sacrilège!” quand il s’agit des aliments animés. Mais vous feriez quand même mieux de laisser l’éducation sexuelle de vos enfants à la charge de l’école.

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Violence:

Vers la fin du film, quand les aliments apprennent la vérité sur leurs destins cruels, ils se vengent des humains. Dans une scène apocalyptique avec des têtes humaines coupées, d’autres personnes en train de se faire tabasser par des aliments divers ou de s’évanouir après avoir été piqués par des cure-dents trempés dans une drogue liquide. Il y a également des scènes où les humains sont en train de déchiqueter les aliments pour les consommer (ce n’est pas choquant pour autant mais peut-être ça ne vous aiderait pas à persuader vos enfants de bien manger leurs légumes).

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Humour :

Bah oui, c’est un film d’animation, d’aventure et surtout une comédie. Pour les parents qui n’ont pas compris la blague dès le titre et qui se plaignent après avoir amené leurs enfants au cinéma, hé bien, soyons honnêtes. Ce sont eux qui ont fait une boulette.

Ce qu’il faut surtout retenir avant d’aller voir ce film (si nous ne l’avons pas trop spoilé pour vous), c’est de se rappeler que ce n’est qu’un dessin animé et qu’il ne faut pas le prendre à coeur. C’est fait pour rire, que vous soyez d’accord ou pas avec les commentaires sociaux ou les contradictions tissées dans le scénario. Ce n’est pas pire que les émissions de trash diffusées à la télé ou les trucs que vous regardez sur YouPorn en cachette. Et après le film, nous n’avons qu’un seul conseil : Allez récupérer vos enfants et mangez des saucisses pour avoir l’esprit tranquille. 

La sélection Love 2017 de vos prochaines soirées ciné

La La Land
Sebastian (Ryan Gosling) et Mia (Emma Stone) dans La La Land, Copyright SND / Source Allociné

Regardons dès à présent vers notre avenir culturel et cinématographique ! Pour l’année 2017, je vous souhaite du LOVE à n’en plus finir ! On connait tous ce sentiment de bien-être ressenti au sortir d’une bonne séance de cinéma, que l’on ait vu un film qui marque notre esprit à jamais ou un film léger qui a le goût sucré d’un bonbon vite avalé. De janvier à avril 2017, les films qui parleront d’amour devraient vous procurer ce sentiment merveilleux et entrainer de nombreux sourires, de tendres câlins entre inconnus dans la rue et le monde se transformera en une immense comédie musicale, et nous serons tous des petits oiseaux chantonnant… Je m’égare.

Ici rassemblées, dans un calendrier du tonner, les informations de base et les bandes annonces de ces films. Je vous mâche le travail parce que ouais, je suis sympa (esprit de Noël tout ça, tout ça). Par contre : Je ne dirai pas un mot de Cinquante Nuances de Grey 2. Notre ami Gabin a très bien décortiqué la bande annonce en usant d’un humour fin et complet. Je m’en remets à lui pour cette fois.

En JANVIER – « Love is fantasy »

♥ 9 janvier – Le film qui ressort au cinéma. Love Streams, de John Cassavetes, sorti en 1984 et adapté d’une pièce de théâtre de Ted Allan. L’amour entre une sœur et un frère, tout deux en prise avec leur ex conjoint. La sœur, Sarah, est jouée par Gena Rowlands, épouse du réalisateur américain qui a participé à plusieurs de ses films. On fonce !

Les 11 et 18 janvier – Deux films français qui s’inspirent du conte de La Belle au Bois Dormant écrit par Charles Perrault. À des années lumière l’un de l’autre mais visiblement tous deux attachés à l’originalité de l’adaptation contemporaine :

Du côté de la comédie française, Un jour mon prince, premier long métrage de Flavia Coste, que l’on espère pas trop léger (pour elle).

Le deuxième du côté à première vue, du film de genre : Belle Dormant de Ado Arrietta, réalisateur et scénariste espagnol visiblement trop peu connu. Peut-être que la belle belle frimousse de Niels Schneider, la poigne d’Agathe Bonitzer et l’expérience de Mathieu Amalric changeront la donne.

Le 25 janvier, on fait l’amour (et c’est tout) et on passe sa journée au ciné. En gros : « Je peux pas, j’ai love ciné ». On vous répondra « Oh ! La tristesse ! » Mais vous n’écouterez pas.

1°/ Parce que Ryan passe avant tout. Sortie de La La Land ! Taisez-vous, le teaser parle de lui-même.

2°/ Parce que la comédie américaine, c’est cool. The Boyfriend ressemble à tout ce qu’on a déjà vu mais voilà trop longtemps que les abdos de James Franco n’ont pas été exposés au monde… En plus, il y a Bryan Cranston (Breaking Bad) en breaking Dad ET du Eminem dans la bande annonce, que demande le peuple?

En FÉVRIER – De la difficulté de s’aimer et de se marier

Le 8 février – Un film français qui conte l’histoire d’un couple, d’un futur époux chargé de trouver l’argent nécessaire à l’organisation de son mariage. Nous nous marierons de Dan Uzan, avec deux jeunes acteurs Faten Kesraoui et Karin El Hanayi (du sang neuf, oui !!).

Le 15 février – Un film américain inspiré d’une histoire vraie : Loving ou l’union entre un homme blanc et une femme noire à l’époque où cela était interdit aux États-Unis. Réalisé par Jeff Nichols, avec Joel Edgerton and Ruth Negga

Personnellement, je compte éviter Des amours, désamours, même tenter d’oublier la bande annonce que j’ai regardé jusqu’au bout avec stupéfaction. Mais si ça vous intéresse, c’est pour le 15 février. Attendez-vous à tuer votre petit(e) ami(e) le jour de la Saint Valentin.

En MARS « Rien de tel qu’un cœur brisé pour découvrir le monde »

♥ Le 1 mars – Le film dont on attend beaucoup : 20th Century Women avec des actrices d’une beauté dingue : Elle Fanning, Greta Gerwing et Annette Bening.

Le 22 mars – Le film de Claudio Giovannesi très applaudi à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes 2016, certainement à raison : Fiore, (fleur en italien), une histoire d’amour en milieu carcéral. On a hâte notamment pour cette jeune actrice italienne, Daphne Scoccia, 21 ans, qui a un charme fou et dont c’est le premier rôle au cinéma.

Le 29 mars – Un film documentaire, Pourvu qu’on m’aime, sur l’amour et l’autisme de Carlo Zoratti.

En AVRIL – Des femmes combattantes !

Le 5 avril – Un film polonais, United States of Love, qui a l’air très intéressant. Sur le désir et l’amour féminin à travers la vie de quatre femmes. Réalisé par Tomasz Wasilewski.

– Un thriller canadien sur fond de « premier amour », Mean Dreams, réalisé par Nathan Morlando et sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs en 2016. Le synopsis : « Après avoir volé un sac contenant de l’argent de la drogue, un garçon de quinze ans s’enfuit avec la fille qu’il aime tandis que le père de celle-ci, un flic corrompu, les prend en chasse. »

Le 19 avril – The Young Lady, un premier film, historique réalisé par William Oldroyd, sur le mariage forcé et la puissance qui nourrit le besoin de liberté d’une femme. Au point d’aller trop loin? Un scénario proche de l’histoire d’Emma Bovary de Flaubert mais qui a tout l’air de marquer sa différence. Voir la vidéo ICI.

En guise de conclusion, un film français qui sortira le 19 avril également : Sous le même toit, dont on ne sait pas grand chose encore, si ce n’est qu’il est porté par un couple plutôt sympathique, Louise Bourgoin et Gilles Lellouche, accompagnés de Manu Payet et Marilou Berry.

Vous avez de quoi vous occuper l’année prochaine, non ? Si Amélie approuve…

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Ne vous en déplaise, 2016 est l’année de Donald Glover.

« I know i’m not perfect but i am original »

Original, Donald Glover l’est tellement que comme beaucoup d’artistes, il ne peut s’arrêter à une seule définition. Et si certains n’hésitent pas à le qualifier de petit génie, cet artiste aux multiples casquettes aura bel et bien pris son envol cette année 2016. Et l’on vous explique pourquoi.

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Fils de témoins de Jéhovah et déjà trublion de service, Donald Glover fait rapidement ses débuts sur les scènes de stand-up dès son plus jeune âge. Dès 2003 alors qu’il n’est âgé que de 23 ans et encore étudiant à l’université de New York, il passe par la case scénariste pour le Daily Show en écrivant les sketchs pour l’émission satirique. C’est là qu’il est repéré et dans la foulée recruté par l’humoriste Tina Fey pour la série 30 Rock où il officiera durant 3 ans à l’écriture, s’offrant même le luxe de quelques caméos. Mais c’est vraiment en 2009 qu’il entre enfin dans la lumière, avec sa participation à la série ô combien sous-estimée de Dan Harmon : Community.

Il y incarne durant cinq saisons le jeune community-castquarterback déchu, Troy Barnes qui, au côté de Abed Nadir (joué par Danny Pudi) représente l’un des duos les plus iconiques de ces dernières années et dont les actes de bromance font encore mouche aujourd’hui, malgré son départ de la série en 2014 afin de se concentrer sur son autre passion, la musique.

Tandis qu’il rap sans vergogne sur son cours d’espagnol ou sur la chorale de Noël, celui ci va réellement prendre le mic’ sous le nom de Childish Gambino, son alter-ego musicien dont le nom provient d’un générateur de blaze du Wu-Tang Clan. Un flow constant, de grosse punchlines qui tâchent, mais qui touche juste. L’incursion de Donald dans le rap game est réussie malgré un premier album descendu par la critique (un 1.6 salé sur Pitchfork entre autre), notamment à cause de son côté trop « blackgeoisie ».

Et 2016 arriva.

Comme le glas d’une reconnaissance jusque là jamais pleinement acquise, Donald prend enfin son envol.

tablet_atlanta_poster_2x3Sa série Atlanta tout d’abord confirme à ceux qui en doutaient encore de son talent à la fois devant et derrière la caméra en tant que show-runner. Il décrit la vie de Earn,  jeune père et rappeur qui tente de subvenir autant au besoin de sa fille que de ses ambitions personnelles. La série prend surtout part dans un contexte d’élection, en y donnant une autre vision de cette jeunesse afro-américaine urbaine désabusée.

Choucou d’internet et des geeks en puissance, si l’occasion d’incarner le premier Spideman noir de l’histoire lui est passé sous le nez malgré le donald-glover-lando-194438lobbying des fans, il se rabat alors sur un autre pilier de la pop culture, en décrochant le rôle du jeune Lando Calrissian, le rival et meilleur ami du contrebandier Han Solo dans le prochain spin-off de A Star Wars Story qui sortira en 2018.

Le succès de son 3ème album « Awaken, my Love ! », sortie le 2 décembre dernier est la cerise sur le gâteau. Véritable pépite sortie de nulle part, cet album est à la fois salué par la critique (décrochant même 7.2 revanchard sur Pitchfork ) mais aussi par ses pairs comme le batteur des Roots qui n’hésite pas à qualifier l’album d’une des dernières claques de la musique black depuis There’s a Riot Goin On de Sly Stone en 1971. Awaken marque pourtant un virage à 180°C dans la carrière de Childish Gambino puisque celui-ci laisse de côté le rap ego-trip pour rendre un vibrant hommage au funk sombre et psyché des années 70. Un album qui sonne déjà comme un classiques et qui squatte les playlists depuis deux semaines.


Si 2016, fut un excellent cru pour Donald Glover, nous ne pouvons qu’espèrer qu’il n’en est qu’à ses prémisses. Et que comme le bon vin, c’est avec l’âge qu’il se bonifie. 

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Martin Nolibé, alias Ungrateful Ninja

Les 14 cadeaux les plus improbables (mais véridiques) reçus à Noël

En image, les 14 cadeaux les plus WTF reçus pour Noël.

Du manque d’inspiration naît parfois une créativité débordante. La preuve en est avec Noël. Un livre, une montre, un parfum ? So boring ! Dans certaines familles, les paquets au pied du sapin se révèlent beaucoup plus….fantaisistes. Découvrez en image les cadeaux les plus WTF reçus pour Noël. Attention, tout est vrai.

  • Des chaussons thermo-relaxants « à l’avoine et à la lavande »

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Parce que « l’hiver est dur » et qu’on a tous « un petit côté bien-être », l’idée cadeau est évidente (comment ne pas y penser) : des chaussons qui chauffent au micro-onde et qui sentent l’avoine et la lavande. Selon ma tante, « c’est original » et « ça tient chaud, hein !« 

  • Des mouchoirs en papier avec un design « drapeaux de l’Angleterre

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Parce que ma grand-mère, qui sèche toujours devant ce vide intersidéral à combler sous le sapin, « a trouvé ça mignon » : un pack « 15 paquets de mouchoirs » avec motif spécial rouge et bleu. En prime, les slogans « God save the Queen » et « I love London ». Quand vient le petit rhume post-Noël : thank you grand’ma !

  • Une poubelle

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C’est vrai qu’il existe des modèles plutôt funky. Cf. « Satin rouge ». Mais retenez la leçon post-Noël numéro 2965934 : ne pas emménager juste avant Noël. (Option dérivée : les torchons, la bouilloire, le grille-pain…etc).

  • Le coffret cadeau DVD Napoléon « la grande épopée »

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« Napoléon, de l’ascension à la chute » au cas où l’ennui pointerait son nez après les fêtes et où vous décideriez d’acheter une télé pour inaugurer en grande pompe ce cadeau.

  • Une râpe pour les pieds

rp005Pour profiter en douceur des chaussons thermo-relaxant reçus l’année précédente, vient ensuite la râpe pour les pieds. En souscrivant à l’option BEST FAMILY, vous pourrez aussi recevoir la crème exfoliante.

  • Une boîte de Pilchard « à la tomate et à l’huile végétale »

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Après les années crème de marron, la tentative pâte à tartiner Leader-Price et – nette amélioration ! – les Noël Ferrero Rocher, grand-mère a décidé d’innover. Un vent maritime de modernité souffle sur Noël.

  • Une maryse.

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Une maryse, c’est une cuiller en silicone qui racle la pâte des gâteaux. Surnommée la « cuillère lèche-tout« , elle est un véritable cauchemar pour les enfants parce qu’elle ne laisse rien de la pâte a gâteaux. En cadeau pour Noël, c’est « parce que tu aimes bien cuisiner ».

  • Un petit livre sur les dieux grecs « 8 ans et + »

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Parce que tu as fait des études supérieurs en lettres classiques option hardcore, ton petit penchant pour la Grèce antique n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd ! Sous le sapin, (par Zeus !) un ABC des dieux grecs pour les enfants. Qui est Hercule ? Qui est Athéna ? Te voilà désormais incollable, plus besoin d’aller en cours.

  • Une mini poêle pour faire cuire un œuf sur le plat

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Quelques années après la maryse, le fouet, la louche et le moule à flans, mon attirail culinaire s’est vu compléter par une « mini-poêle » pour faire cuire UN œuf-sur-le-plat. 12cm de diamètre, 12 cm de pur génie !

  • Le CD d’Anastacia

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Parmi les invendus de La Fnac se cachent quelques merveilles « à prix réduit », parfaits pour offrir. Anastacia, chouette pour les voyages en voiture et pour les blind-test années 2000. PS : Sick & tired demeure le meilleur titre de toute sa « carrière.

  • Un stylo

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Tout le monde n’a pas la chance de recevoir une année sur deux un nouveau stylo, parce que « quand on fait des études littéraires, on aime forcément écrire !« 

  • Un guide complet sur « le jogging »

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Un message subliminal ? Une volonté de révolutionner la vie des individus non-sportifs ? Voici un merveilleux bouquin pour apprendre à maîtriser son souffle, courir en pente, accélérer, gérer son asthme….bref, il est resté bien au chaud dans la bibliothèque entre un livre de recettes et des carnets de voyage.

  • Un CD « le chant des baleines »

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Pour accompagner les moments de douceur passés avec mes chaussons et alterner avec la voix grave Anastacia, le chant des baleines s’impose. De « la baleine et son petit » à « la sirène et la baleine », un moment de relaxation pure.

  • Un dentier-décapsuleur

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Le meilleur pour la fin ! Devenu une star incontestable de toutes les soirées, il sert manifestement plus souvent que l’intégrale Napoléon. Assurément un des meilleurs cadeaux jamais reçu. 

Affaire à suivre…

-Par Camille Poirier  (24 Noël passés et toujours plus de surprises à venir)-

J’ai fait du sport pendant 58 minutes et j’ai survécu.

(Du moins en partie)

« The Next Level 58’ ». Derrière ce nom mystérieux quoi que légèrement effrayant ne se cache pas le titre d’un prochain bouquin de SF mais celui d’un nouveau programme de training New-yorkais d’une durée de 58 minutes, bien décidé à chasser de nos cuisseaux français la cellulite accumulée à force de raclette.

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Séduite par le concept pseudo bobo et par le coach (ou devrais-je dire la femme blonde, grande, mince et musclée) qui l’a mis sur pied, c’est avec ma plus belle paire de baskets rose flashy et mon legging so bootylicious (ou pas) que je me suis laissée entraîner (dans tous les sens du terme) en ce froid samedi de décembre.

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Habituée des salles de fitness low-cost (budget d’étudiant oblige), je suis restée sur les fesses (décidément trop moulées dans ce cycliste) quand j’ai découvert l’endroit dans lequel j’allais transpirer pendant une heure. Lorsque l’hôte m’a tendu une bouteille d’eau, je n’ai d’ailleurs pas saisi d’office qu’elle était gratuite et que je pourrais même la garder après le cours (si ça c’est pas de la chance).

Passage rapide aux vestiaires d’un blanc immaculé (bizarrement, rien à voir avec ceux du collège) avant de pénétrer dans le temple sacré du dépassement de soi, tout dans le noir plongé, les tapis au sol étant uniquement éclairés par des bougies parfumées. Ambiance intimiste de rigueur.

Nous ne sommes que 7 dans ce cours ultra privé où des filles se réunissent pour mieuxgiphy-1
souffrir se dépenser ensemble. Face à nous, mi-déesse mi-guerrière, la coach nous montre les mouvements à exécuter, symboles de nos futurs corps courbaturés muscles affûtés.

AB bikes, sit ups, squat, single leg hip raise, bridge, jump lunges, mountain climber, push up, commando… Des exercices aux noms terrifiants s’enchaînent, noyés dans le rythme de la playlist calculée à la seconde près. Les gémissements de douleur et les pleurs sont ainsi inaudibles.

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Une petite séance de relaxation (non, le calvaire n’est pas encore fini) et on reprend. giphy-4«Vous pouvez atteindre tous les buts si vous vous donnez les moyens» nous crie la déesse qui ressemble de plus en plus à un tyran. Mon cœur et mes poumons vont lâcher à coup sûr. Quant à mon estomac, il risque de rendre mon petit déjeuner (et la pizza quattro formaggi de la veille, ainsi que les quelques bières qui l’accompagnaient).

14h58. La souffrance est finie. J’aimerai vous dire que je suis encore fraîche comme un gardon mais ce serait mentir. Je vais plutôt rentrer chez moi dormir, sans penser aux courbatures lancinantes de demain matin.

Au moins j’ai gagné une bouteille d’eau et le droit de manger une autre pizza.

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Emmanuel Macron pète les plombs lors de son premier meeting de campagne

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Ce samedi 10 décembre, au lendemain de l’annonce de sa candidature officielle à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a donné son premier grand meeting de campagne au Parc des expositions de la Porte de Versailles. Plusieurs milliers de personnes étaient présentes, donnant corps au lancement officiel du mouvement et hashtag #EnMarche, véritable noeud de guerre de la campagne de l’ancien ministre.

Si la mobilisation était au rendez-vous, le discours prononcé était somme toute extrêmement classique. Déterminé à tordre le cou à ses habitudes de pénitences suivants d’ordinaire ses frasques les plus polémiques, il a commencé son discours plein d’entrain, en rebondissant sur le « costardgate » survenu en mai dernier lors d’un déplacement dans l’Hérault. Il a en effet débuté ses 1h45 de meeting en affirmant « je n’ai rien contre celles et ceux qui portent des t-shirts. Il m’arrive d’en porter moi-même ». Pour rappel, voici la vidéo de l’altercation d’où tout a commencé.

Mais ce n’est ni cette nouvelle frasque, ni le fond des propositions concrètes de celui qui se décrit comme le « candidat du travail », qui auront retenu l’attention des internautes. Car après avoir juré qu’une fois au pouvoir il allègerait les charges des entreprises (en supprimant une bonne partie des cotisations salariales sur la maladie et le chômage), ou après s’en être pris au programme de François Fillon qu’il voit déjà comme son principal opposant, Emmanuel Macron a fait une sortie de scène totalement WTF, provocant un véritable tollé sur le web.

Cette sortie, véritable pétage de plombs et de cordes vocales, a en effet suscité des centaines de réactions sur les réseaux sociaux. De simples trolls se sont vite transformés en phénomènes viraux, inondant internet de Gifs et de montages en tous genres, plus ou moins bien inspirés. Nous avons sélectionné pour vous le meilleur de ce nouveau buzz provoqué par le révolutionnaire fraichement en marche.

Le loup de Bercy

Difficile de ne pas avoir en tête la scène mythique du Loup de Wall-street de Scorcese quand on voit l’ancien banquier d’affaire perdre à ce point les pédales.

Spectacle comique & co.(caïne)

Si c’est l’aspect comique du dérapage qui a bien souvent été mis en avant, certains n’ont pas hésité à questionner l’état de santé du candidat aux présidentielles.

Hurler pour convaincre?

Quoiqu’ayant fait le pari d’une campagne de communication extrêmement poussée, difficile de savoir si cette harangue guerrière faisait pleinement partie de la « stratégie Macron ». Certains internautes ont alors jugé bon de proposer quelques piqures de rappel sur les bases de la communication politique.

Les réactions à l’international

Oldie but goldie. Le meilleur pour la fin avec ce magnifique détournement à mourir de rire…

https://twitter.com/FHolonde/status/807864822700326913

 

Les pires albums de 2016

2016 a été une triste année pour la musique. Avec la mort de David Bowie, de Prince ou encore Leonard Cohen, cela prend l’allure d’une hécatombe (et l’année n’est pas finie !). De petits jeunots en profitent donc pour faire n’importe quoi, à grands renforts d’auto-tune et d’instrumentaux vaseux. Les anciens ne sont pas non plus en reste et sont nombreux à faire leur come-back dans les bacs, des fois qu’ils meurent en 2017. Petit tour de piste des albums qu’on aurait aimé ne jamais entendre.

PNL – Dans la Légende

Sexion d’assault ont trouvé leur relève avec ce duo adepte du phrasé vulgaire et politiquement incorrect. Leurs punchlines ont trouvé un vrai fanclub. Ce n’est pourtant pas de la littérature.

Renaud – Renaud

Depuis un petit bout de temps déjà, Renaud est devenu une caricature. Mais là il touche un sommet avec « J’ai embrassé un flic », morceau dans lequel il renie piteusement son passé d’anarchiste, dont il n’a plus que le blouson en cuir.

Description de cette image, également commentée ci-après

Autre sommet avec « Toujours debout », qui donne plutôt envie de lui dire d’aller se coucher…

Maître Gims – À contrecoeur

Pas de doute, il est passé maître dans l’art de la nullité qui se vend bien. La bonne nouvelle, c’est qu’il a promis d’arrêter sa carrière suite à l’élection Donald Trump.

Esperons qu’il tienne promesse.

Jul – Emotions

Décidément le rap français n’est plus ce qu’il était. Jul est le nouveau rappeur qui se vend bien, malgré la pauvreté de sa musique qui consacre le règne de l’auto-tune. Souvent taxé d’analphabète, il laisse des fautes d’orthographe se glisser jusque dans les titres de ses morceaux. Preuve du faible niveau de ses textes, ils sont souvent relayés par Nabilla sur Twitter.

Kendji Girac – Kendji

Le gagnant de la saison 3 de The Voice démontre que les shows musicaux télévisés ont des goûts douteux. Kendji Girac est sans doute plus remarquable pour sa beauté que son talent musical.

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Tous ses morceaux se ressemblent au point qu’on peine a distinguer les 13 titres de son album.

Céline Dion – Encore Un Soir

La reine de la chanson kitch est de retour au plus grand malheur de nos cages à miel. Elle a sorti un album pour rendre hommage à René, son défunt mari, disparu en début d’année.

Intitulé Encore un soir, on serait de tenté d’y voir le symbole d’un crépuscule musical, annonçant un avenir sombre pour le sixième art. Il a d’ailleurs déclenché une avalanche de critiques négatives.

Mike Posner – At Night, Alone

Le jeune homme propose une pop acoustique mièvre, qui prête franchement à rire. Comme si la musique ne suffisait pas, le clip qui accompagne son morceau « I took a pill in ibiza » est d’un ridicule a tout épreuve. Il y reprend à sa manière les images associées au titre Subterranean Homesick Blues de Bob Dylan, et le résultat est franchement raté.

Ce morceau lui a d’ailleurs valu une place de choix dans le classement des 10 pireschansons de 2016 de Time Magazine.

Simon Le Goff