Mulholland Drive : all is an illusion


Beware, for the web is dark and full of spoilers

Alors que les adorateurs de Twin Peaks célèbrent leurs retrouvailles avec la série phare de David Lynch, la filmographie du réalisateur réinvestit quelques salles françaises dans des versions restaurées. Potemkine Films distribue ainsi Eraserhead et Twin Peaks : Fire Walk With Me les 31 mai et 7 juin, tandis que Mulholland Drive s’est offert une seconde jeunesse le 10 mai dernier chez StudioCanal.

Qui veut la peau de Rita Rabbit ?

Mulholland Drive, l’allée du crime. Une femme aux cheveux noirs (Laura Harring), à bord d’une limousine, semble victime d’un traquenard. Braquée, elle est sauvée in-extremis (si l’on peut dire) par un accident de voiture. Amnésique, blessée, elle se réfugie dans l’appartement d’une vieille dame sur le point de partir. Elle cède sa place à sa filleule Betty (Naomi Watts), une jeune actrice qui rêve de percer à Hollywood. Confuse, elle croit rencontrer une amie de sa tante dont elle n’avait pas été prévenue de la visite. Pour ne pas attirer les soupçons, la mystérieuse femme prend le nom de Rita, en référence à l’actrice Rita Hayworth. Elle est en possession d’une clé bleue et de nombreuses liasses de billets. Les deux femmes se lancent en quête de réponses : qui est réellement Rita ? Que faisait-elle dans cette voiture ? Qu’ouvre donc cette clé ?D’autres événements, en apparence sans lien avec l’intrigue principale, viennent en perturber la linéarité et sèment la confusion dans l’esprit du spectateur : que serait un film de David Lynch sans une intrigue éclatée ? Le réalisateur Adam Kesher (Justin Theroux) voit le casting de son film malmené par des malfrats fort attirés par les bons expressos (des amis de l’Agent Dale Cooper, sans aucun doute) : il est contraint de choisir une actrice inconnue, Camilla Rhodes (Melissa George) pour en tenir le premier rôle… Pendant ce temps, sa femme le trompe avec le père de Miley Cyrus : le début de la descente aux enfers pour le réalisateur, qui verra en Betty, l’espace d’un instant au cours d’un casting, l’actrice parfaite. Malgré un regard de compassion, voire même de béatitude pour Kesher, chacun se retrouve compromis par ses obligations : Betty doit retrouver Rita et Adam n’a pas d’autre opportunité que de choisir Camilla. Betty, sans fioritures contrairement à une Camilla Rhodes dont l’allure semble fausse au possible (pomponnée à l’excès, l’actrice joue une scène musicale en playback), semblait pourtant si parfaite aux yeux d’Adam… Peut-être est-ce bien là tout le problème de l’intrigue.

Une fois Betty et Rita parvenues au Silencio, ce club où apparaissent furtivement les interprètes de Laura Palmer et Ronette Pulaski, l’intrigue tend vers une résolution que le spectateur se doit de questionner : tout ce que nous aurions vu jusqu’à lors n’aurait été que le fruit d’une illusion. Le cadavre de Diane Selwyn, que Betty et Rita trouvent dans une maison d’apparence abandonnée, ne serait autre que la véritable identité de la jeune actrice aux cheveux blonds, tombée dans la dépression après l’échec de sa relation amoureuse avec Camilla Rhodes, la véritable Rita. Le dernier tiers de Mulholland Drive plonge son spectateur au cœur de la folie de son héroïne, qui s’est créé son alter-ego idéal en glanant des détails ça et là. Betty ? Le nom d’une serveuse. Ce tueur à gages maladroit (Mark Pellegrino) dont les actions perturbent la narration ? C’est celui que Diane/Betty a recruté pour tuer Camilla/Rita. Prise d’hallucinations de plus en plus violentes, Diane met fin à ses jours en se tirant une balle dans la tête…

Le mystère de la boîte noire

Mulholland Drive fait partie de ses œuvres qui se regardent en plusieurs fois. Pour mieux en cerner l’esprit acerbe et cynique, propre à l’univers lynchéen : tout comme dans sa série Twin Peaks, David Lynch brouille les pistes auprès de son spectateur et mélange les genres. Les malfrats qui s’attaquent à Kesher font basculer l’intrigue dans le thriller, mais aussi dans la comédie (difficile de ne pas refouler une crise de rire lors de la scène du café, ou face à l’acteur ô combien misogyne face à qui Betty joue une scène) ou l’érotisme (quand Betty et Rita s’abandonnent l’une à l’autre). Avant la séquence du Silencio, dont l’onirisme laisse béat et rappelle inévitablement les scènes de la Loge Noire de Twin Peaks, tout ne serait donc qu’un rêve ? De quoi mieux comprendre l’ordre quasi aléatoire des séquences, ainsi que cette toute première séquence musicale fantasmagorique.

Cette double identité ne serait-elle pas également une réflexion métaphorique à propos de l’œuvre elle-même ? D’abord conçu comme un pilote de série à destination des chaînes du groupe ABC, Mulholland Drive n’a pas convaincu ses dirigeants. C’est sous l’influence d’Alain Sarde et Pierre Edelman de StudioCanal que Lynch a pu réécrire, réinventer et tourner de nouvelles scènes pour son œuvre, devenant ainsi un long-métrage à la fin actée. Le cadavre de Diane Selwyn ne serait-il que celui de la première version de l’œuvre, tandis que Betty en incarne le renouveau ? Les malfrats cherchant à imposer une actrice inconnue pourraient-ils être le miroir de ces critiques envers Naomi Watts et Laura Harring, jugées trop vieilles pour leurs rôles respectifs ? En 2001, à l’heure où les films dans lesquels les personnages principaux féminins sont moins d’être légion, David Lynch fait face à la dictature hollywoodienne du « jeunisme » : encore aujourd’hui, les on estime que seulement 28% des personnages principaux de longs métrages sont des femmes (entre 2007 et 2013). Lynch passerait ainsi le test de Bechdel haut la main : ses deux actrices principales sont ensemble et discutent d’autre chose qu’un homme ! La scène de casting de Betty dénonce par ailleurs tout le cynisme de l’industrie, dans laquelle la femme est réduite à l’état d’objet du désir. Et après tout, ce sont des femmes qui cherchent à la tirer de cette situation en lui promettant une bien meilleure carrière…

StudioCanal n’a eu aucun inconvénient à garder le casting initial, facilitant ainsi le tournage de nouvelles séquences à l’année 2000 – et non un tout nouveau film. L’expérience de Lynch avec les producteurs français a porté ses fruits, puisque le réalisateur a notamment bénéficié d’une aide du CNC afin de développer la troisième saison de Twin Peaks. Coïncidence : Canal+ la diffuse en exclusivité. Pourquoi changer une équipe qui gagne ?

Gabin Fontaine

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American Honey : une étoile de plus au drapeau ?


American Honey, Prix du Jury à Cannes, signe le retour d’Andrea Arnold huit ans après le remarqué Fish Tank. La cinéaste britannique change désormais de continent et s’attaque au versant sombre du rêve américain à travers le portrait d’une jeunesse désabusée et franchement paumée. Star (Sasha Lane), adolescente du Midwest, abandonne son petit copain alcoolo, drogué et violent – le profil parfait du bon gros connard – après avoir rencontré une troupe d’adolescents qui vagabonde de ville en ville au gré de leurs propres règles.

À la tête de cette bande figurent les deux seuls acteurs connus du grand public : l’inénarrable Shia LaBeouf (« he will not divide us! ») et la star montante Riley Keough, héroïne de la série The Girlfriend Experience et aperçue dans Mad Max: Fury Road. Les autres membres du groupe sont essentiellement des inconnus, y compris Sasha Lane pour qui il s’agit de son premier rôle au cinéma – la jeune femme ayant été dégotée sur un parking par la réalisatrice, à l’instar de son personnage, alors qu’elle n’avait jamais fait de cinéma. C’est elle, la star – depuis devenue égérie Louis Vuitton. Son personnage n’éclipse pas pour autant le reste de cette famille improvisée ; le blondinet casse-cou exhibitionniste, la jeune introvertie particulièrement fan de Star Wars et Dark Vador, un jeune couple qui accumule les petits animaux de compagnie…  

American Nightmare : déception ?

Ces gosses frappent aux portes et appellent à la générosité pour vendre quelques magazines, surtout auprès des résidences pavillonnaires fortunées. Mentir, attirer la pitié, rentrer dans le jeu de bons vieux « daddys », voler, tout est bon pour gagner de l’argent et satisfaire Krystal, la chef de clan. La promesse d’un mode de vie parallèle, constamment en mouvement, où l’on ne doit rendre de comptes à personne, n’est finalement qu’une illusion. Les rapports de force sont toujours présents. Krystal balance ses gosses à la rue, tandis qu’elle accumule les prises de drogue et les partenaires sexuels dans sa chambre de motel. Si tu ne rapportes pas assez, tu te bats ou tu dégages. C’est simple, cruel, mais efficace.

Une vie plus animale donc, et impitoyable. À l’image de la relation entre Star et Jake : lui se veut être le mâle dominant, un loup hurleur prêt à se réfugier dans la violence. Elle tient à préserver son indépendance et n’hésite pas à affirmer sa personnalité, à l’image d’une caméra perpétuellement en mouvement, agitée, mais toujours au plus près d’elle. Les deux se réunissent à travers leur amour (ou plutôt du sexe bestial), né d’une scène de rencontre des plus bâtardes. Un supermarché, du Rihanna en fond sonore, Jake et sa bande sèment la pagaille dans les rayons, et lui commence un quasi-strip-tease sur le tapis roulant d’une caisse. Niveau danse et musique, on est bien loin de La La Land.

American Honey se veut malgré lui être le portrait d’une société états-unienne qui n’a jamais autant mal porté son nom. Toute classe sociale n’est pas épargnée – surtout les personnes les plus aisées : des cow-boys fortunés décidés à faire griller leur gros morceau de viande en l’absence de leurs femmes, une mère de famille catho coincée voulant éloigner sa fille de la dépravation… Les traits sont grossis, presque caricaturaux, mais pourtant exacts. En effleurant le documentaire, Andrea Arnold a donné un avant-goût de l’électorat Trump. Quand Star se prend de pitié pour deux enfants vivant dans la crasse auprès d’une mère accro à la drogue, elle revoit sa propre vie – sa propre mère, elle même morte d’une overdose. Que peut-on faire pour aider ? À l’heure à laquelle le Président promet de rendre l’Amérique grandiose, force est de constater qu’il y aura beaucoup, beaucoup de boulot.

Gabin Fontaine

Resident Evil Chapitre Final : Course au nanar

Quinze ans. Cela fait quinze ans que Milla Jovovich s’évertue à combattre Umbrella Corporation et son armée de morts-vivants dans la peau d’Alice, un personnage qui ne connaît toujours pas ses origines. Rien de tel qu’un retour à Raccoon City, là où tout a commencé, pour se frotter de nouveau à Albert Wesker et la Reine Rouge… et mettre fin à l’Apocalypse. L’occasion également d’enfin apporter des réponses à toutes les questions posées depuis le début de la saga.

Seul hic, Paul W.S. Anderson expédie bien vite ses explications dans un film où crédibilité est mise au placard au profit de scènes d’action bourrines et invraisemblables. Comme d’habitude, et c’est pour ça que Resident Evil reste un plaisir coupable !

Un scénario, quel scénario ?

À chaque épisode de la saga, des questions sont laissées en suspens, aussi bien concernant l’intrigue ou le devenir de certains personnages. Pourquoi Paul W.S. Anderson a-t-il autant à cœur de tout renverser ? S’il n’a pas réalisé tous les Resident Evil (Apocalypse et Extinction, deuxième et troisième volets, ont été mis en scène par Alexander Witt et Russell Mulcahy), Anderson les a du moins produits et scénarisés. 

Aucune cohérence ne se dessine pourtant à travers la saga, qui ne parvient pas à établir sa propre mythologie malgré sa volonté de se détacher des jeux vidéo. Dans ce Chapitre Final, le Virus T trouve un nouvel inventeur, alors que celui-ci était déjà tout trouvé dans le second volet. Rien que dans sa scène introductive, Anderson démonte ce semblant de cohérence… avant de nier la fin de l’épisode précédent. Une bataille à la Maison Blanche, où Alice et ses alliés (parmi lesquels figuraient Jill Valentine, Leon S. Kennedy et Ada Wong, héros des jeux) étaient contraints de s’allier avec Albert Wesker, ennemi ultime. Anderson éclipse la scène en une réplique : c’était un piège. Comme c’est arrangeant.

Pour l’amour du kitsch

La structure du film, semblable à tous les autres volets, n’engage pas non plus à de grands développements : Alice a quarante-huit heures pour se rendre de nouveau à Raccoon City et sauver le monde. Sur sa route, elle retrouve Claire Redfield (Ali Larter), ressortie tout droit de… on ne sait trop où, après avoir disparu à la fin du quatrième volet (l’excuse est, elle aussi, affreusement simpliste). Qui donc pour entourer nos deux héroïnes ? Une bande de personnages fades, dont on ne retiendra pas les noms puisqu’ils ne sont que prétexte au massacre. Face à eux, on s’attendait à un Wesker grandiloquent, mais c’est Ian Glenn qui endosse le rôle du méchant, dans la peau du Dr. Isaacs. Oui, il est mort dans le troisième volet. Mais Anderson a sa réponse toute faite depuis deux volets : des clones.

Ce Chapitre Final se veut donc aussi kitsch dans son scénario que dans sa mise en scène : Glenn n’incarne plus un scientifique avide de résultats mais un vieux taré survivaliste et Shawn Roberts subit la démystification totale du personnage de Wesker, pourtant le plus badass de la saga. Faible temps à l’écran, aucun moment de bravoure : Wesker n’a rien de son personnage.

Restent donc ces longues séquences d’action complètement invraisemblables, comme seule la saga Resident Evil sait le faire : combat sur un SUV entre Alice et le Dr. Isaacs poursuivis par une horde de zombies sortant de nulle part, le massacre de cette horde sous une pluie d’essence et de balles, et des combats au corps à corps musclés – si l’on en croit le nombre d’os que l’on entend se briser. L’action est souvent illisible, la faute à un montage épileptique à la Taken et à une photographie aussi sombre qu’au fin fond d’un Lurker. 

Resident Evil Chapitre Final est une conclusion décevante, qui se rajoute des wagons prêts à dérailler au lieu de chercher à lier ceux déjà présents. Un film d’action au penchant nanardesque assumé, qui impressionne toujours autant par son incroyable extravagance.

Critique disponible dans sa version complète sur Silence Moteur Action.

Gabin Fontaine

Lara Croft : vingt ans, toujours plus jeune !

Fan-art représentant Alicia Vikander en Lara Croft / Source : Reddit – worldofjorts

Elle passe son temps à explorer des tombes en quête de trésors. À plomber la faune locale lors de ses expéditions. Et à enfermer son majordome dans sa chambre froide une fois de retour à son manoir. Lara Croft, l’une des héroïnes les plus emblématiques de la culture vidéoludique, a célébré ses vingt ans le 14 novembre dernier. Avec plus de quinze jeux au compteur (et deux films plutôt oubliables, où le personnage était incarné par Angelina Jolie), l’archéologue britannique a envahi les ordinateurs et consoles de multiples générations, de la PlayStation premier du nom à son quatrième modèle. Pour l’occasion, le dernier volet de la saga, Rise of The Tomb Raider, sort enfin sur PlayStation 4 après un an d’exclusivité pour sa rivale, la Xbox One. Devenue un sex-symbol auprès de nombreux gamers, notamment à cause de sa poitrine triangulaire, fruit d’une augmentation disproportionnée et maladroite de 140% de la zone en question, l’héroïne s’est offert une seconde jeunesse… voire une seconde peau. 


 En 2013, le studio Crystal Dynamics sort un reboot complet de la saga (sobrement intitulé Tomb Raider), qui nous plonge dans la peau d’une jeune Lara en partance pour sa toute première expédition. Drame pour de nombreux fans, puisque l’hypersexualisation de l’héroïne fut mise au placard au profit d’un personnage beaucoup plus réaliste (entendez avec une poitrine relativement réduite), mais surtout fragile et humain. Lara Croft doit se construire, affronter son destin et devenir l’héroïne que l’on connaît : « a survivor is born ». En France, la chasse à l’hypersexualisation des personnages féminins dans les jeux vidéo continue : Axelle Lemaire, la secrétaire d’état chargée du numérique souhaite accorder son soutien aux créations dont les « personnages principaux féminins [sont] porteurs d’une image positive de la femme », tels que Beyond Good and Evil (Ubisoft), Life is Strange (Dontnod) ou Dishonored 2 (Arkane). Lara est la bienvenue pour un petit détour par chez nous ! Scandale à nouveau, lorsque Françoise Cadol, voix française attitrée de Lara depuis ses débuts, est remplacée par l’actrice Alice David, pour qui incarner un tel personnage était une grande première

Au cinéma, la tendance se poursuit puisqu’un nouveau film inspiré du reboot est annoncé quasiment en même temps que la sortie du jeu. L’actrice Alicia Vikander fut annoncée courant 2016 pour reprendre le rôle de l’exploratrice britannique. Elle a beau avoir remporté un Oscar pour sa performance dans Danish Girl, l’actrice essuie les critiques d’une partie des fans de l’héroïne. Pourquoi ? On vous le donne en mille : elle n’a pas assez de seins, de « boobs », bref, elle n’est pas assez bonne. De quoi décrédibiliser encore un peu plus le public des jeux vidéo, déjà malmené par bon nombre d’idées reçues..

Commentaires issus du forum de jeuxvideo.com sur Rise of the Tomb Raider

 Il y a surtout de quoi anéantir le travail de Crystal Dynamics, qui a cherché à de multiples reprises à creuser l’histoire familiale des Croft, aussi bien avant qu’après le reboot dans la relation qu’elle entretenait avec sa mère (dans Legend et Anniversary) puis avec son père (dans Rise of The Tomb Raider). Non, Lara Croft n’a pas besoin de gros seins pour être intéressante. Le studio semble laisser place à Eidos Montréal pour le développement du prochain volet, Shadow of the Tomb Raider : développeur des récents hits Deus Ex: Human Revolution et Mankind Divided, Eidos est reconnu pour ses talents de scénarisation. Suffisant pour apporter un peu plus de complexité au personnage de Lara Croft ? Wait and see…

Gabin Fontaine

Cinquante nuances plus sombres : les moments les plus fendards du trailer !

Attention mesdames et messieurs, couples mariés, jeunes demoiselles et damoiseaux en fleurs : la saga des Cinquante nuances signera son grand retour dans les salles obscures à la prochaine Saint-Valentin. Un nouveau trailer a été publié cette semaine et agite déjà la toile : « Très chaud » pour Public, « Plus sombre, torturé… et torride » pour PurePeople… les réactions sur ce second volet adapté de la trilogie littéraire de E.L James, vendue à plus de 125 millions d’exemplaires à travers le monde, sont unanimes ! Qu’est-ce que l’on avait hâte de retrouver Jamie Dornan et Dakota Johnson dans les plus beaux rôles de leur vie…

1. Dakota Johnson balance la plus belle punchline de l’année !


Souvenez-vous (ou pas, si vous n’en avez pas envie, on comprendra) : à la fin de Cinquante nuances de Grey, le pauvre Christian était largué telle une chaussette sale abandonnée au fond du panier à linge. Anastasia, sa bien-aimée, fuyait ses jeux coquins et sa petite claque fatidique, avant de laisser les portes de l’ascenseur se refermer sur sa moue boudeuse. Christian n’est pas prêt à lâcher l’affaire et invite la gente dame à dîner. Anastasia devient alors reine de la punchline : tremble, Christian !


2. On n’a pas envie de vous recommander la mousse au chocolat du patron…


Ça y est, les bougres sont de retour au resto… et ils ne perdent pas de temps pour recommencer leurs cochoncetés. Vu ce qui se passe, on a peur pour la suite du repas, et on ne vous recommande pas vraiment la mousse au chocolat du patron.

3. Dakota/Anastasia SE MORD ENCORE LES LÈVRES !!!

Chouette, Anastasia est repartie pour mordiller ses lèvres une bonne cinquantaine de fois pendant le film. Pourquoi ? Il faut bien respecter le livre, voyons. C’est l’action sexy et sensuelle par expérience. Espérons que cette fois, elle ne mâchouillera pas avec fougue un crayon à papier Grey Enterprises. Plus explicite, tu meurs.

4. On ne préfère pas savoir ce que Jamie et Dakota font dans l’ascenseur…

L’ascenseur, presque un personnage secondaire du premier volet, fait enfin son grand retour pour accomplir tous les fantasmes auxquels vous n’avez encore jamais pensé !


5. Quand Christian Grey étale encore sa richesse de lâche 


Dans Cinquante nuances de Grey, Christian étalait déjà sa richesse avec son planeur et sa grosse voiture. Le bellâtre a bien plus d’un tour sans son sac et dévoile son gros voilier ! Entre son immense gratte-ciel et son gros mat, difficile de ne pas comprendre son message dissimulé…

6. Quand c’est l’instant muscu 


Parce que Christian est le plus beau mec du monde, et qui plus est irrésistible, il fait forcément de la muscu le dimanche matin, pendant que sa copine le regarde discrètement à la porte.

7. Quand un mec te parle de respecter les femmes mais qu’il te mate le cul une fois le dos tourné


Dans ce second volet, il fallait bien un nouveau rival à Christian. Bon, le souci, c’est qu’on ne connaît toujours pas son nom, mais au moins, il s’engage à respecter Anastasia… avant de la reluquer comme si de rien n’était. Plus loin, le bonhomme se permet même de plaquer la jeune femme contre une porte. Quid du consentement chez E.L. James ? Peu importe, la domination, c’est sexy. Un petit rappel en cas de harcèlement s’impose.


8. Quand tu vois la gueule de Kim Basinger


Ouais, ça fait mal la chirurgie.

9. Quand un hélico sauvage apparaît 


Michael Bay n’a qu’à bien se tenir : il y aura enfin un peu d’action dans ce Cinquante nuances plus sombres ! Si en plus, Grey risque sa vie pour sa bien-aimée…

10.Quand l’histoire du fantôme de l’ex n’est pas une légende urbaine…


On vous a déjà raconté l’histoire de cet(te) ex ultra gênant(e) qui vient stalker un couple, tel un fantôme ? Cette fois, c’est réel. On ne sait pas si le plus flippant est que ce soit le cas, ou que E.L. James ait pensé à l’un des clichés les plus ultimes des relations amoureuses.

Ce que l’on ne vous dit pas

À la fin du trailer, aucune information sur l’équipe technique du film. Il vaudrait mieux ne pas dire que James Foley, réalisateur attitré des deux derniers volets (après Sam Taylor-Wood), a travaillé sur douze épisodes de House of Cards et sur Twin Peaks. Sacrée promotion ! Enfin, penchons nous un peu du côté du scénario… Foley partage la plume avec Niall Léonard, qui n’est autre que le mari de E.L. James, créatrice de la saga ! Vexée par l’adaptation de Sam Taylor-Wood, qui selon elle édulcorait trop son roman, l’auteure s’est assurée d’un contrôle supplémentaire sur les deux autres volets. De quoi rendre honneur à ses talents proches du Goncourt. Vivement février !