Neutralité du Net : la fibre de la discorde

Jeudi 14 décembre dernier, la Commission fédérale des communications (FCC) votait la fin de la neutralité du Net. Cette décision qui s’attaque à l’un des principes fondateurs de l’Internet tel qu’on le connaît aujourd’hui suscite la polémique. Décryptage.

Une page de l’histoire de la Toile vient de se tourner Outre-Atlantique. Dans une circulaire de 313 pages, la FCC, agence indépendante du gouvernement américain chargée de réguler les télécommunications a fait le choix d’éditer de nouvelles règles du jeu.

La fin de l’Internet «sans entraves» ?

Les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) ou «Internet providers» ne seront désormais plus soumis aux mêmes contraintes. La fin de la neutralité du Net équivaut à l’abrogation du principe selon lequel tous les contenus sont diffusés sans aucune discrimination de coût ou de rapidité. En d’autres termes, il appartient aux entreprises de Télécom de moduler le montant de la facture des Internautes américains selon l’utilisation qu’ils font du Web. L’accès à certains sites peut être limité ou ralenti. L’information est aussitôt relayée par la presse américaine et internationale.

L’ère Trump modifie les règles du jeu

Le Monde met en avant le rôle d’Ajit Pai, avocat fédéral Républicain à la tête de la FCC, nommé par Donald Trump, dans le processus décisionnel.

Celui que l’on nomme Chairman Pai, justifie cette décision dans une vidéo publiée sur YouTube le jour même. Il y décrit l’Internet comme un marché dépourvu de tout contrôle. Selon lui, l’innovation et le taux d’investissement par les entreprises sont de ce fait en berne. Les régions isolées pâtissent du manque d’entretien du réseau par les FAI.

La FCC fait ainsi le choix de modifier radicelement la situation de concurrence entre les entreprises de Télécom pour y remédier. Elle revendique sa volonté de «redonner du pouvoir aux consommateurs et aux entrepreneurs.»

L’Open Internet Order ou aire de l’Internet libre, édifiée sous l’aire Obama 2015 est officiellement enterrée. Les réactions adverses sont arrivées en masse, notamment sous le mot-dièse (ou hashtag) #netneutrality. La plateforme Twitter a affublé celui-ci d’une icône de chargement, symbole de cette nouvelle ère du Net à plusieurs vitesses.

net neutrality

De fervents opposants

Le collectif d’hacktivistes Anonymous clame la nécessité d’un accès à Internet libre « des mains d’entreprises à but lucratif », afin de  «servir le peuple.» Il considère la liberté sur le Net comme condition sine qua non de la liberté individuelle et de la liberté d’expression.

A noter la réaction de l’entreprise Netflix qui regrette également cette décision de la FCC et applaudit le principe de neutralité du réseau comme « générateur d’une ère sans précédent d’innovation, de créativité et d’engagement citoyen. »

Côté européen, la neutralité de l’Internet est réaffirmée en principe à protéger. Andrus Ansip, vice président de la Commission européenne, assure dans un Tweet en date du 15 décembre dernier que « le droit d’accès à un Internet libre, sans discrimination ou interférence (comme le blocage ou le ralentissement) est entériné dans la loi de l’UE.»

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Franck Lepage, parapentiste à gauche toute !

Gauchiste tendance bourrin, Franck Lepage est un militant qui fait des spectacles. Il a le verbe haut et des idées bien arrêtées sur l’éducation et la culture. Après avoir fréquenté Sciences Po Paris, où il ne passera qu’un an, Franck Lepage préfère s’encanailler avec les « maos » de Langues O, dans les années 1970. Tout un programme. A Sciences Po, il se définit comme un centriste. A l’INALCO, il découvre la gauche radicale à l’époque où le PCF est URSS-friendly. Invité sur le plateau de Ce Soir ou Jamais le 5 décembre 2014, Franck Lepage y est décrit comme un « auteur, metteur en scène, interprète ». Portrait d’un interprète sorti de Langues O, mais qui ne traduit que l’air du temps.

Les idoles des jeunes ne sont pas jeunes. En témoigne la popularité des vidéos de l’historien suisse Henri Guillemin sur YouTube. Jadis dévolue aux velléités humoristico-sponsorisées (les Norman et les Cyprien), la plateforme de vidéo en ligne s’est vue réappropriée par les vulgarisateurs et spécialistes de tous poils. Le camp de la gauche « alter » et des progressistes en général n’est pas en reste. Linguisticae pour la linguistique, Histony pour l’histoire, et Usul pour la politique, par exemple. C’est à ce dernier, justement, que l’on doit la (re)découverte de Franck Lepage, trublion du net. A sa manière.

Mise en scène de soi

A l’heure où les hologrammes hantent l’Europe, certains militants de gauches sont sur scène en chair et en os. « Croisement improbable entre Coluche et Bourdieu » pour Usbek & Rica, Franck Lepage, humoriste militant, commence à faire son trou sur YouTube. Mais il est loin de s’être approprié les codes des jeunes vidéastes Squeezie et VodKProd : pas de montage énergique, pas de photos de chatons. En lieu et place, des conférences « gesticulées » de trois à six (!) heures. En plan fixe. Au programme : histoire de la culture (« avec un grand Q ») et de son ministère, hagiographie personnelle et critique de la novlangue contemporaine.

Lepage à la page ?

Fondateur de la Scop (Société coopérative et participative) « Le Pavé », dissoute en 2014, le truculent gesticulateur soliloque avec la même gouaille dans ses spectacles que sur les plateaux TV. Sa coopérative d’éducation populaire est pour lui le moyen d’aborder les sujets avec un regard critique. Ni sociologue, ni prof, Lepage n’hésite pas de filer la métaphore du parapente pour expliquer comment l’éducation favorise les riches aux dépens des plus pauvres. « L’orientation scolaire, c’est comme les voiles d’un parapente » explique-t-il à Noisiel en 2016. Un parapente qui s’élève ou qui retombe, au gré des vents académiques. Dans ce spectacle, Lepage navigue entre cumulonimbus et habitus, et brosse la scolarité d’un élève de classe populaire, de la primaire jusqu’aux études supérieures. C’est, on s’en doute, sa propre scolarité qu’il décrit, à cheval entre les années 1950 et les années 1970.

Au détour d’un jeu de mots, il convoque les travaux du chercheur Bernard Charlot. Après un long raisonnement, il se fend d’une blague potache. « Le plus-que-parfait du subjonctif est un marqueur social. D’ailleurs, j’ai failli créer l’Association nationale des utilisateurs du subjonctif : l’ANUS ». Les rires fusent dans la salle. Le sociologue de spectacle sourit : il sait qu’il s’adresse à des convertis.

Artiste militant

« Je suis militant politique, pas artiste. Il n’y a pas de théâtre politique. Antigone n’est pas politique ; remplir un dossier pour la CAF, ça, c’est politique […]. Artiste, c’est un statut social. Mais le système refuse de me voir comme un militant : sur Wikipédia, je suis « un humoriste français ». L’art, la culture détruisent la politique » confiait-il dans une interview à Sud-Ouest, en décembre 2012. Aujourd’hui, sa page Wikipédia indique qu’il est un « militant de l’éducation populaire ». On a du mal à suivre Lepage : pour lui, le théâtre n’est pas politique et Wikipédia fait partie du fameux « système ». Il ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à prendre position à contre-pied du sens commun, quitte à se fâcher avec ses camarades de la gauche « alter ».

Autre sujet à polémique, ses prises de position sur l’art contemporain. Il se pose en thuriféraire assumé de Frances Stonor Saunders, pour qui la CIA a financé massivement l’art contemporain, et de Gérald Messadié (qui incendie le cubisme dans La Messe de Saint-Picasso en 1989). Sur le plateau de Taddeï, en 2014, le gesticulateur n’hésite pas à défendre la suppression des notes et à pourfendre « ce satané de baccalauréat ». Quitte à se faire traiter de « soixante-huitard » par le linguiste Alain Bentolila. Parfois associé à Soral et à sa clique de complotistes, Lepage balaye d’un revers de la main une quelconque filiation entre lui et l’essayiste d’extrême-droite.

Ses points de vue extrêmes ont le mérite de remuer le plateau de CSOJ. Mais à l’époque, Lepage n’est écouté que par les « retraités du secteur social », pour reprendre l’expression de Titiou Lecoq dans Usbek. En uploadant ses vidéos sur un compte YouTube personnel, l’humoriste vient teinter la plateforme d’un rouge plus vif qu’à l’accoutumée. Et par là même, il étend son public potentiel. Preuve de l’efficacité de la démarche, le voici adoubé non seulement par Usul, dans sa vidéo sur le salaire à vie, mais également par toute la « gauchosphère » (du Nesblog à Lordon) post et pré-Internet. Peu d’abonnés, mais une base de fans solides. L’essentiel, pour ce vieux de la vieille : distiller lentement une parole alternative. Quitte à faire comme tout le monde.

Lettre à Bob Dylan

Une lettre à Bob Dylan

Cher Bob Dylan,

Toutes nos félicitations, tu es maintenant le 113ème lauréat du prix Nobel de Littérature.

Mais quel dommage que tu n’ailles pas chercher cette récompense ultime à Stockholm, le 10 décembre, que l’Académie t’a fièrement décerné. Tu es parait-il, bien trop occupé pour te déplacer, tu as « d’autres engagements » comme tu l’as souligné. Alors oui, ce titre a suscité une énorme polémique.

Certains, criant au scandale, ont aboyé que ta musique n’était pas digne d’être récompensée par un prix aussi prestigieux. D’autres encore, hurlent que d’ambitieux écrivains, en quête de reconnaissance, se voient une fois de plus délaissés, par ta faute.

https://www.twitter.com/NakedTzado/status/797747530759081984

Pourtant, nous t’attendions, très impatients. Toi, la légende, digne d’un Prix Nobel, nous livrant un discours chargé d’émotion, peut-être même en chanson. Tu aurais commencé par remercier tes fans, nombreux, depuis toutes ces années même si tu te cantonnes à des reprises depuis 2012. Enfin, vu leur grand âge, pas sûr qu’ils entendent encore le son de ta voix sans l’aide d’un appareil auditif…

source

Mais passons. La cérémonie aurait été grandiose pour toi, un banquet à la table du Roi de Suède. Bob Dylan, le musicien, aux côtés du Nobel de la Paix, le président colombien Juan Manuel Santos et du Nobel de Médecine, le chercheur Yoshinori Ohsumi. Sous les salves d’applaudissements, la foule serait là, émue, reconnaissante et admirative de vous, les génies, et de vos belles contributions à l’amélioration du monde.


Outre la notoriété, tu vas empocher la modique somme de giphy-4870 000$.
C’est quand même un sacré pactole. Enfin, pour toi c’est juste une broutille, comme une goutte d’eau dans ton océan d’argent, estimé à 275 millions de dollars. Somme toute, tu vas quand même recevoir ta médaille, mais par colis, comme une vulgaire commande sur Amazon. Attention aux contrefaçons, assure-toi qu’elle soit bien en or 24 carats. Un accessoire de plus qui ira agrandir ta fameuse collection de bijoux bling bling, digne d’une rockstar.

Tu es « honoré de la récompense » mais tu snobes la cérémonie, c’est donc ça l’esprit rock’n’roll?

Tu t’es contenté d’envoyer une simple lettre de remerciement, histoire de casser avec la vieille tradition de la cérémonie de remises de prix pompeuse. L’académie a qualifié ça d’inhabituel mais pas exceptionnel. C’est un peu l’esprit ton deuxième album «The Freewheelin’ Bob Dylan», pas besoin de respecter le protocole.

Finalement, ton comportement n’est pas si surprenant. Un dernier mot ou plutôt un dernier conseil, Bob, quand il sera temps pour toi d’aller « Knockin’ On Heaven’s Door », veille tout de même à être présent à la dernière cérémonie de ta vie.

> À lire aussi sur le blog : 5 raisons de voir le film Sausage Party sans vos enfants

par Stéphanie Holmes, Floriane Rey et Marie Tétrel

ATTENTION [SPOILERS]: 5 Raisons De Voir Sausage Party Sans Vos Enfants

Dans le monde du cinéma Hollywoodien d’aujourd’hui, nous avons vu que presque tout est possible. Sorti en salles le 30 novembre, Sausage Party montre que le dessin animé n’est pas que pour les enfants. Vous êtes surpris ? Rien que le nom devrait vous tuyauter. En anglais, il s’agit d’événements, ayant lieu typiquement le soir, où se retrouvent plus d’hommes que de femmes (voire que des hommes). Les allusions sexuelles en font partie intégrante. Donc vous l’aurez compris. Ce n’est pas un film de famille.

Certains n’ont pas l’air d’être au courant de ces subtilités, tels que le site Info Chrétienne et La Manif Pour Tous, ces derniers ayant récemment condamné le film pour une scène de partouze culinaire (entre des aliments animés) beaucoup trop salace pour ces groupes conservateurs. Seth Rogen, l’un des scénaristes et le comédien qui prête sa voix au rôle principal en rigole :

Le prologue du film montre que les aliments sont vivants. Ils rêvent d’être enlevés de leurs rayons au supermarché pour ensuite aller au “Grand Au-Delà » et vivre au paradis avec les êtres humains qu’ils considèrent comme des dieux. Le scénario se focalise sur Frank (voix de Seth Rogen), une saucisse en forme d’un hot dog, qui attend avec impatience le jour où son paquet de saucisses sera pris avec celui de sa copine Brenda (voix de Kristen Wiig), un pain à hot dog du genre féminin. À ce moment-là, ils franchiront les portes du supermarché où il pourront enfin “consommer” leur relation. Au final, il découvre la réalité tout seul et ce n’est pas du tout la party qu’il avait envisagé.

Voici donc les 5 raisons délicieuses (ou pas) de regarder ce film sans vos enfants (Après tout, il est interdit aux moins de 12 ans) :

y0azcrzbulrbgGrossièreté :

126, ou le nombre de fois que le gros mot anglais fuck et ses dérivés sont employés par les personnages. Bon, ce n’est pas le nôtre mais ce n’est pas non plus le mot que vous devriez apprendre à vos enfants pour répéter à leur prof d’anglais. Selon le site américain Kids In Mind, il y a également 35 références sexuelles, 40 termes scatologiques, 23 exclamations religieuses, 18 termes anatomiques et plein d’insultes pour alimenter le vocabulaire de vos enfants les plus innocents. A bon entendeur !

sausage-partyDrogues :

Nous n’allons pas appeler un dealer de sels de bain sitôt mais dans le film, cette drogue hallucinatoire dangereuse est prise par un homme qui la prépare à partir d’une poudre blanche qu’il fait bouillir dans une cuillère. Ensuite, il prend une seringue pour l’injecter dans son sang. À son réveil, il a la capacité de comprendre et communiquer avec les aliments dont notamment Frank, qui s’est retrouvé chez lui. Il y a également une scène où plusieurs aliments fument de l’herbe dans un kazoo (de quoi inspirer vos enfants à mettre des substances inconnues dans leurs jouets).

Sexe :

Certes, il ne faut pas s’attendre de voir des seins nus, des fesses ou des vrais corps humains en train de passer à l’acte. Cependant, vous verrez un tas d’actes sexuels mis en scène par les personnages dont cette fameuse orgie alimentaire qui met ensemble Frank, Brenda, Kareem Abdul Lavash (un pain lavash musulman et homosexuel, incarné par Cyril Hanouna en anglais d’ailleurs) et Teresa del Taco (un taco mexicain du genre féminin et lesbienne, incarné par Salma Hayek). Voici une vidéo de la scène entière:

Il y a des dialogues plus que suggestives tout au long du film. Pourtant, il semble assez ridicule de crier “Sacrilège!” quand il s’agit des aliments animés. Mais vous feriez quand même mieux de laisser l’éducation sexuelle de vos enfants à la charge de l’école.

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Violence:

Vers la fin du film, quand les aliments apprennent la vérité sur leurs destins cruels, ils se vengent des humains. Dans une scène apocalyptique avec des têtes humaines coupées, d’autres personnes en train de se faire tabasser par des aliments divers ou de s’évanouir après avoir été piqués par des cure-dents trempés dans une drogue liquide. Il y a également des scènes où les humains sont en train de déchiqueter les aliments pour les consommer (ce n’est pas choquant pour autant mais peut-être ça ne vous aiderait pas à persuader vos enfants de bien manger leurs légumes).

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Humour :

Bah oui, c’est un film d’animation, d’aventure et surtout une comédie. Pour les parents qui n’ont pas compris la blague dès le titre et qui se plaignent après avoir amené leurs enfants au cinéma, hé bien, soyons honnêtes. Ce sont eux qui ont fait une boulette.

Ce qu’il faut surtout retenir avant d’aller voir ce film (si nous ne l’avons pas trop spoilé pour vous), c’est de se rappeler que ce n’est qu’un dessin animé et qu’il ne faut pas le prendre à coeur. C’est fait pour rire, que vous soyez d’accord ou pas avec les commentaires sociaux ou les contradictions tissées dans le scénario. Ce n’est pas pire que les émissions de trash diffusées à la télé ou les trucs que vous regardez sur YouPorn en cachette. Et après le film, nous n’avons qu’un seul conseil : Allez récupérer vos enfants et mangez des saucisses pour avoir l’esprit tranquille. 

Emmanuel Macron pète les plombs lors de son premier meeting de campagne

macron

Ce samedi 10 décembre, au lendemain de l’annonce de sa candidature officielle à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a donné son premier grand meeting de campagne au Parc des expositions de la Porte de Versailles. Plusieurs milliers de personnes étaient présentes, donnant corps au lancement officiel du mouvement et hashtag #EnMarche, véritable noeud de guerre de la campagne de l’ancien ministre.

Si la mobilisation était au rendez-vous, le discours prononcé était somme toute extrêmement classique. Déterminé à tordre le cou à ses habitudes de pénitences suivants d’ordinaire ses frasques les plus polémiques, il a commencé son discours plein d’entrain, en rebondissant sur le « costardgate » survenu en mai dernier lors d’un déplacement dans l’Hérault. Il a en effet débuté ses 1h45 de meeting en affirmant « je n’ai rien contre celles et ceux qui portent des t-shirts. Il m’arrive d’en porter moi-même ». Pour rappel, voici la vidéo de l’altercation d’où tout a commencé.

Mais ce n’est ni cette nouvelle frasque, ni le fond des propositions concrètes de celui qui se décrit comme le « candidat du travail », qui auront retenu l’attention des internautes. Car après avoir juré qu’une fois au pouvoir il allègerait les charges des entreprises (en supprimant une bonne partie des cotisations salariales sur la maladie et le chômage), ou après s’en être pris au programme de François Fillon qu’il voit déjà comme son principal opposant, Emmanuel Macron a fait une sortie de scène totalement WTF, provocant un véritable tollé sur le web.

Cette sortie, véritable pétage de plombs et de cordes vocales, a en effet suscité des centaines de réactions sur les réseaux sociaux. De simples trolls se sont vite transformés en phénomènes viraux, inondant internet de Gifs et de montages en tous genres, plus ou moins bien inspirés. Nous avons sélectionné pour vous le meilleur de ce nouveau buzz provoqué par le révolutionnaire fraichement en marche.

Le loup de Bercy

Difficile de ne pas avoir en tête la scène mythique du Loup de Wall-street de Scorcese quand on voit l’ancien banquier d’affaire perdre à ce point les pédales.

Spectacle comique & co.(caïne)

Si c’est l’aspect comique du dérapage qui a bien souvent été mis en avant, certains n’ont pas hésité à questionner l’état de santé du candidat aux présidentielles.

Hurler pour convaincre?

Quoiqu’ayant fait le pari d’une campagne de communication extrêmement poussée, difficile de savoir si cette harangue guerrière faisait pleinement partie de la « stratégie Macron ». Certains internautes ont alors jugé bon de proposer quelques piqures de rappel sur les bases de la communication politique.

Les réactions à l’international

Oldie but goldie. Le meilleur pour la fin avec ce magnifique détournement à mourir de rire…

https://twitter.com/FHolonde/status/807864822700326913

 

Nos 9 conseils pour survivre à votre année d’échange au Québec.

article-buzzfeedChaque année, c’est près de 10 000 jeunes Français qui partent « se trouver » pendant plusieurs mois au Canada,  et plus principalement au Québec. Oui parce que partir à l’étranger, c’est bien, mais il ne faudrait pas que ce soit trop dépaysant quand même, surtout au niveau de la langue. Voici nos conseils pour survivre et bien vivre dans l’un des pays les plus chill du globe.

1. Montreal is where it’s at

Bien que les autres villes du Québec aient leur charme (sauf pour ce qui est de Trois-Rivières, les Trifluviens sont étranges), si la vie étudiante vous intéresse, Montreal is the place to be. Loyers, concerts, restaurants, bars, tout y est très accessible !

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Igloofest à Montréal. Température : -25°

2. Évitez Le Plateau, évitez les Français

N’hésitez pas à changer de quartier ! Le Plateau, c’est un super quartier, mais vous n’y croiserez que des Français cherchant à reproduire leur petit mode de vie franchouillard. On vous conseille plutôt le Mile End ou Griffintown.

3. Soyez aimables

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Un bus montréalais, après l’annuelle tombée de gel

Au Québec, la politesse et la courtoisie envers les inconnus sont attendues dans tous les lieux publics. Alors oui, ici on fait la queue pour prendre le bus. On n’est pas des sauvages !

4. « T’as-tu-fini de chialer » ?

Chialeux : jargon québécois. Désigne une personne qui rouspète, se plaint sans arrêt.

Contrairement à ce qui se fait en France, râler à longueur de journée ne vous donnera pas « un esprit critique ». C’est très mal vu et personne n’aura envie de chiller avec vous. Laissez le cynisme et les mauvaises vibes à Paris !

5. N’essayez pas de prendre l’accent

Évitez les blagues sur l’accent, vous en aurez assez à votre retour. Et puis c’est franchement irrespectueux. N’hésitez pas à apprendre quelques termes par contre ! On vous promet que le « ight » montréalais trouvera vite sa place dans votre vocabulaire (et votre cœur).

6. L’hiver est rude

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Cool Runnings. Walt Disney Pictures.

Il peut faire froid, genre, vraiment froid. Froid au point d’avoir le liquide synovial qui gèle et de rendre la marche difficile. Équipez-vous ! L’été est tout aussi extrême. On constate près de 80 degrés d’écart entre les deux saisons ! Quand les orages frappent, sortez en sous-vêtements pour profiter de la douche !

7. La ville souterraine n’existe pas

Pourtant mentionnée dans tous les guides touristiques, la ville souterraine de Montréal est un mythe et n’existe tout simplement pas. L’origine de la légende élude encore à ce jour les plus grands historiens. Chaque année, c’est une moyenne de 23 Français qui disparaissent dans cette quête frénétique. Allez plutôt faire un tour au Mont-Royal ! Ou à Laval, pour les plus aventureux d’entre vous.

8. Poutine is the new Kebab

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La poutine dans toute sa décadence

Fini le kebab des petites heures pour éponger l’alcool. Ici c’est le règne de la poutine ! Rendez-vous à La Banquise 24/7 pour déguster ce délicieux mélange de frites, sauce gravy et fromage en crottes. Hangover, denied !

9. Nature is your friend

Le Québec est grand et magnifique. N’hésitez pas à quitter la ville le temps d’un weekend, les forêts et montagnes ne sont qu’à 45 minutes de voiture ! Mention spéciale pour les parcs nationaux, véritables bijoux du pays. Et comme on dit, ce qui se passe au chalet, reste au chalet.

Emilien Maubant

Arya Stark s’engage pour la défense des dauphins

Elle venge les loups dans la fiction et sauve les dauphins dans la réalité. Entre ses frasques adulescentes aux côtés de sa BFF, Sophie Turner, et ses multiples engagements contre le harcèlement scolaire et le sexisme, Maisie Williams aka Arya Stark dans Game of Thrones sait visiblement comment faire parler d’elle, et entend bien se servir de sa célébrité pour la bonne cause !

Valar Morghulis, Valar Delphinus

En voyage cette semaine à Taijin, au Japon, la jeune actrice de 19 ans a été officiellement sacrée ambassadrice du Dolphin Project, une association dénonçant la chasse et la capture des dauphins. C’est notamment durant ce voyage que Maisie a eu la brillante idée de prendre des photos topless avec deux de ses amis : des images qui ont très rapidement fuité sur la toile et ont évidemment fait bien plus de bruit que sa sincère implication en faveur des cétacés….

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Très active sur Twitter, Maisie a encouragé ses followers à boycotter les spectacles de dauphin – avec le hastag #dontbuyaticket (« N’achetez pas de billet ») – qui est selon elle le meilleur moyen d’empêcher la chasse et la capture des mammifères marins :
« Ces animaux explorent quotidiennement les océans. Aucun bassin ne sera jamais assez grand ou profond pour eux. […] S’il y a bien une chose pour laquelle vous voulez vraiment vous battre et protester, c’est bien celle-ci : si chacun pouvait faire ne serait-ce qu’un petit peu pour ce qu’il croit, nous pourrions ensemble, je l’espère, faire de ce monde un endroit meilleur ».

Sea World is Coming

Le récent engagement de Maisie Williams est certainement un coup dur pour les parcs d’amusement exploitant des animaux marins, mais largement pas le premier, ni le dernier ! De nombreuses personnalités internationales se sont déjà investies en faveur de la protection des dauphins, telles que Brian May, Sting ou encore Hayden Panettiere, à l’époque héroïne de la série Heroes. Même à l’échelle nationale, certaines figures de renom se mobilisent dans ce sens, comme Rémi Gaillard, notre sportif national en sketchs lourdingues, qui a dédié une vidéo entière à la captivité des mammifères marins dans les parcs.

Tandis que les protestations contre la chasse et la capture des animaux aquatiques se font de plus en plus virulentes, particulièrement après la sortie du percutant long-métrage Blackfish, Maisie demeure un pion extrêmement précieux sur l’échiquier politique des défenseurs de la cause animale. D’ici là, ces derniers n’ont plus qu’à espérer que l’actrice ne découvre jamais les pratiques sociales les plus inavouables des dauphins, car elles pourraient pour sûr lui faire changer d’avis !

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INCROYABLE : Vous ne devinerez jamais qui est la nouvelle star du web

Avec plus de 100.000 abonnés sur YouTube, l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon sur les réseaux sociaux n’est pas passée inaperçue. Tel un caméléon, le candidat « éternel énervé » de 2012 s’est mué en une bête de communication digitale. Avec des titres et des sujets accrocheurs, le candidat à l’élection présidentielle de 2017 compte mobiliser largement les internautes.

Prenant exemple sur Trump, que l’on présente comme le premier candidat élu grâce aux trolls de 4Chan, Mélenchon compte bien s’attirer les voies de l’électorat dépolitisé et accro à Internet. Il n’hésite plus à partager les vidéos de JeuxVidéo.com, célèbre pour ses topics borderline. Une vidéo fait d’ailleurs état d’un sondage de JVC créditant Mélenchon de… 65% d’intentions de vote contre Marine Le Pen. De quoi raviver la flamme au sein des partisans du candidat d’extrême-gauche.

En mars 2016, il avait déjà partagé sur Facebook une vidéo de soutien que ne renierait pas Malaise TV. On vous laisse découvrir…

Après avoir tapé la discute avec Ganesh2, qui lui avait consacré un manga, « JLM » continue son ascension 2.0 et se fait retweeter par Cyprien himself.  « Mes équipes m’ont dit que c’était le pape de YouTube » constate-t-il non sans fierté dans une FAQ.
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Lui qui n’aimait pas les médias, le voici à la tête d’un gigantesque réseau de communication. Ce qui ne l’empêche pas de faire la tournée des plateaux TV. « JLM » a beaucoup appris de la victoire de Trump aux Etats-Unis, et en a déduit qu’une omniprésence médiatique pouvait avoir des retombées positives dans les urnes. C’est ce que le psychologue Robert Zajonc a théorisé sous le nom d’effet de simple exposition.

Anti-système jusqu’au bout des ongles, Jean-Luc Mélenchon n’hésite donc pas à utiliser les armes du Capital (communication 2.0 et effets psychologiques). Pour gagner des sympathisants, ou des « sympartisans » pourrait-on dire (mélange de « sympathisant » et de « partisan »).

En 5 ans, Mélenchon est passé d’une image de candidat ringard et colérique à une image de candidat ultra-connecté et trendy. Cela suffira-t-il pour convaincre les électeurs en avril prochain ?