Fairphone 2 : Humainement vôtre

Imaginé par une entreprise sociale néerlandaise, le téléphone «responsable» n’en finit plus de soulager les consciences.

C’est en 2009 que Bas van Abel et Peter van der Mark, deux vieux copains, imaginent le Fairphone : un appareil de télécommunication répondant aux valeurs sociales et écologiques dont ils sont porteurs. Si produire à moindre coût et à l’autre bout du monde – au risque d’enrichir les seigneurs de guerre ou de participer à la traite humaine – n’a jamais été aussi simple, le Fairphone répond à une exigence indispensable : celle de la transparence.

La conception de ce nouveau téléphone intelligent, basée sur les principes du commerce équitable, serait complètement en accord avec les droits de l’homme, d’un bout à l’autre de la chaîne de fabrication. Elle contribuerait même, selon la société Faiphone, «à élargir le marché aux produits qui donnent la priorité aux valeurs éthiques».

Sous le slogan «Éthique, ouvert et conçu pour durer», le nouveau modèle est enfin disponible. Pré-commander par des milliers d’utilisateurs, le Fairphone 2 garantit la traçabilité des matériaux utilisés. Autre avantage, il est le premier téléphone modulaire sur le marché. Cela signifie que les pièces peuvent être réparées ou changées. L’objectif? Lutter contre l’obsolescence programmée et éviter le gaspillage.

C’est à ce titre d’ailleurs que l’entreprise sociale de Bas van Abel ne propose pas d’abonnement téléphonique. Une telle offre provoquerait une baisse significative du prix de l’appareil, et lui ferait perdre de sa valeur sur le marché. Si le Fairpone 2 est aujourd’hui loin d’être accessible, à près de 525 euros, il permet au moins de croire en l’évolution du système.

https://twitter.com/IBMMobileFr/status/692748533687001088

 

Chloé DUBOIS – 1600 signes environ

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PhotoMath, progrès ou triche?

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La calculatrice était déjà une innovation d’une aide précieuse pour les étudiants comme les grands scientifiques. Mais Pascal en 1645 devait être loin d’imaginer le successeur à sa première machine à calculer, la fameuse pascaline. Des développeurs croates ont ainsi mis au point en 2014 une application, PhotoMath, qui résout toute équation prise en photo. Développée à partir de la technologie MicroBlink, qui permet la reconnaissance virtuelle, elle donne un résultat mais surtout la démonstration pour y parvenir, étape par étape. De quoi réconcilier aux maths les plus allergiques aux chiffres.

Incontestable avancée numérique, elle n’est pourtant pas au goût de tout le monde car elle rendrait la tâche bien trop facile aux étudiants, empêchant ainsi l’apprentissage. Si les parents à la masse face aux devoirs de leurs enfants sont ravis de l’aide qui leur est apporté pour la correction des devoirs, ils ne peuvent pas empêcher leur progéniture d’utiliser l’application à la place de leurs neurones. Devant cette controverse, les créateurs se sont défendus sur le site TechCrunch d’empêcher les étudiants de réfléchir.

Une récente mise à jour permettrait dores et déjà une reconnaissance manuscrite des équations. Il est aussi question de futures améliorations qui servirait aussi à résoudre les problèmes à partir de la photo d’un énoncé incluant donc la reconnaissance des mots. Face à tant de progrès, certains se demandent : à quand une application qui résoudrait les problèmes de coeur?

Et si vous passiez un coup de fil avec votre montre ?

Grâce à la dernière mise à jour d’Android Wear, les montres connectées sous ce système (exploitation de Google) permettent de passer des coups de fil. Jusqu’à maintenant, Android Wear autorisait uniquement à décrocher ou raccrocher, depuis sa montre, lorsque l’on recevait un appel sur son smartphone.

Malheureusement pour pouvoir utiliser cette innovation, il est indispensable que sa montre possède un micro et un haut-parleur. Or, si la plupart des montres sous Androïd possèdent le premier, seuls deux d’entre-elles détiennent le deuxième. Il s’agit des Huawei et Asus ZenWatch.

 

Envoyer des messages vocaux

Autre bonne nouvelle, cette version upgradée d’Android Wear permet d’utiliser sa voix pour envoyer des messages sur quelques plateformes d’échanges : Google Hangouts, Nextplus, Telegram, Viber, WeChat et WhatsApp. Pour ce faire, il faut introduire chaque message par cette phrase : « Ok Google, envoie un (le nom de la plateforme) message à (le nom du contact). »

Enfin, Android Wear peut désormais reconnaître quelques gestes. Quelques mouvements de poignets suffisent ainsi à passer d’une carte à l’autre ou encore à naviguer dans les menus de manière plus fluide. Une explication détaillée de tous les gestes est disponible ici.

Si Android Wear vous parait toujours abscons, un internaute propose quand à lui un super guide (en anglais) pour comprendre le système et choisir la bonne montre connectée.

 

Anne-Sophie Valentin